Législatives: Marine Le Pen lance sa campagne à Hénin-Beaumont

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La présidente du FN Marine Le Pen a lancé lundi publiquement sa campagne aux élections législatives de juin à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle affrontera notamment Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche.
La présidente du FN Marine Le Pen a lancé lundi publiquement sa campagne aux élections législatives de juin à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle affrontera notamment Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche. — Kenzo Tribouillard afp.com

Marine Le Pen repart au combat. La présidente du FN a lancé ce lundi publiquement sa campagne aux élections législatives de juin à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle affrontera notamment Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche.

«Mon principal adversaire y sera, dans cette circonscription socialiste, le candidat socialiste [Philippe Kemel] qui est le représentant d'un système féodal, anachronique, corrompu, clientéliste, que nous combattons sans relâche (...) et que nous sommes en train de faire tomber», a déclaré Marine Le Pen au cours d'une conférence de presse, sans citer Jean-Luc Mélenchon.

Lutter contre «le socialo-communisme aux affaires»

L'ancienne candidate du FN à la présidentielle, où elle est arrivée troisième au premier tour le 22 avril, s'est attachée au cours de son intervention à ne pas limiter sa candidature à un duel contre Jean-Luc Mélenchon. Soulignant que le Front de Gauche n'avait pas fait un «score très important» à Hénin-Beaumont à la présidentielle, Marine Le Pen a expliqué qu'elle luttait plutôt contre «ce socialo-communisme aux affaires» dans ce département.

«Je combattrai contre tous les adversaires que j'aurai face à moi, qu'ils soient Nouveau Centre, socialistes, communistes, Front de Gauche, écologistes ou UMP», a assuré Marine Le Pen, qui promet une «campagne de terrain, de proximité». «Une élection législative est une relation personnelle qu'un homme ou une femme crée, ça ne peut pas être un cirque politique, médiatique», a enchaîné Mme Le Pen, en allusion à Jean-Luc Mélenchon, qui n'avait jusqu'à présent jamais été candidat dans ce département.

«Je ne personnalise pas les combats, je n'ai pas de batailles d'ego, d'esprit de vengeance, je suis au-delà de tout cela, je suis venue défendre les Français», a-t-elle fait valoir.