La maire UMP d'Aix demande au Conseil constitutionnel d'annuler la présidentielle

PRÉSIDENTIELLE 'élue dénonce notamment une «propagande abusive ayant entaché fortement l'équilibre du scrutin»...

avec AFP

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La maire UMP d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a adressé mercredi une requête au Conseil constitutionnel demandant l'annulation de l'élection présidentielle, trois jours après avoir contesté "la légitimité" de François Hollande
La maire UMP d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a adressé mercredi une requête au Conseil constitutionnel demandant l'annulation de l'élection présidentielle, trois jours après avoir contesté "la légitimité" de François Hollande — Anne-Christine Poujoulat afp.com

La maire UMP d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a adressé ce mercredi une requête au Conseil constitutionnel demandant l'annulation de l'élection présidentielle, trois jours après avoir contesté «la légitimité» de François Hollande, a-t-on appris dans un communiqué.

Dans un entretien vidéo mis en ligne par Aix City Local News, Maryse Joissains-Masini avait réagi dimanche à l'élection de François Hollande en ces termes: «Même si François Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu'il soit légitime parce qu'il y arrive après un combat anti-démocratique comme on ne l'a jamais vu dans ce pays (...) Par voie de conséquence, je ne me sens pas liée par ce président de la République que j'estime illégitime».

François Hollande, «un danger pour la République»

Et d'ajouter: «C'est un danger pour la République». «Parce que cet homme n'a jamais fait la démonstration qu'il ait réussi quelque chose dans sa vie».

Maryse Joissains-Masini, avocate honoraire au barreau d'Aix-en-Provence, fonde sa requête sur trois motifs: le «dépassement des comptes de campagne», la «propagande abusive ayant entaché fortement l'équilibre du scrutin» et la «complicité d'infraction à la loi syndicale», évoquant le soutien «du secrétaire général de la CGT et de ses troupes», indique-t-elle dans sa demande.

Dans son argumentaire, l'élue évoque notamment «un lynchage médiatique de Nicolas Sarkozy» ou encore déplore que les primaires socialistes aient «mobilisé les médias pendant plus de quatre mois».