UMP: Le cas Rachida Dati n'a pas été évoqué

LEGISLATIVES L'UMP ne changera pas sa position à propos du cas Rachida Dati à Paris...

Anne-Laëtitia Béraud

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La maire UMP du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, le 14 mars 2012.
La maire UMP du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, le 14 mars 2012. — V.WARTNER / 20 MINUTES

«Paris n’a pas été traité». C’est un Jean-François Copé lapidaire, qui sort mercredi en fin d’après-midi du siège parisien de l’UMP, à l’issue d’une ultime commission d’investiture. Si 32 candidats sont nouvellement investis au niveau national, pas un mot sur la capitale et le «cas Rachida Dati». La maire du VIIe arrondissement conteste toujours l’investiture de François Fillon dans la capitale, appelant par ailleurs à une refonte de la droite parisienne.

«Paris n’a pas été traité, car Paris n’a besoin d’être traité, la situation est fixée», commente Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris. L’élu assure l’explication de texte: «Aujourd’hui, il n’y a aucun motif pour remettre en cause les investitures à Paris».

«Elever le niveau du débat à Paris, ce dont nous avons quand même bien besoin»

Même son de cloche du côté de Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, qui assure devant le siège de l’UMP: «Aucune commission d’investiture qui s’est réunie depuis la commission nationale d’investiture, -qui a décidé pour Paris-, n’est revenue sur les décisions prises dans la capitale».

La maire UMP est pourtant dans toutes les têtes. S’il ne la cite pas, Philippe Goujon rappelle néanmoins «les sanctions statutaires prévues dans le cas de candidatures dissidentes et de division». L’élu s’empresse d’encenser François Fillon: «Il est une chance immense pour les électeurs de la droite et du centre parisiens. Nous attendions depuis longtemps un homme d’Etat de cette dimension, qui soit rassembleur et qui sache élever le niveau du débat à Paris, ce dont nous avons quand même bien besoin».