Le profil-type du futur chef de l'opposition

DROITE Tour d'horizon des qualités requises...

Alexandre Sulzer

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Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy lors de l'hommage à Aimé Césaire, le 6 avril 2011.
Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy lors de l'hommage à Aimé Césaire, le 6 avril 2011. — Christophe Ena/AP/SIPA

L’UMP tient jeudi son premier comité stratégique pour les législatives. Une instance collégiale qui permet de mettre de côté provisoirement les luttes de chefs. Mais, le parti a, selon ses statuts, jusqu’au 15 novembre au plus tard, pour désigner un nouveau président. Jusqu’alors, Nicolas Sarkozy occupait virtuellement cette fonction. Petit tour d’horizon des qualités qui seront requises pour le futur chef de l’opposition.

Une capacité à mordre. Il ne faudra rien laisser passer à la gauche. Un esprit mordant, une capacité de mitrailler à tout-va, le sens de la formule et une petite dose de mauvaise foi sont forcément requis pour s’opposer bille en tête à toutes les mesures que l’Etat socialiste entendra mettre en œuvre. Incontestablement, l’actuel secrétaire général Jean-François Copé a le profil. Son petit plus? Il a beaucoup d’amis. Des lieutenants qui lui sont fidèles et de nouveaux copains comme Jean-Pierre Raffarin ou Christian Estrosi, réunis sur une plate-forme commune: l’anti-fillonisme. Son petit moins? Il a beaucoup d’ennemis.

Une capacité à rassurer les Français. Après une campagne violente et face à un nouveau président de la République qui n’a pas fait de la réduction de la dette sa priorité, ce sera indispensable. François Fillon, qui incarne la modération et la raison. N’avait-il pas prophétisé la faillite de l’Etat avant tout le monde?

Une capacité à rassembler son camp. C’est une qualité indispensable évidemment alors que le parti est tiraillé entre sensibilités divergentes. Un nom s’impose: Alain Juppé. Le «meilleur d’entre nous» a la légitimité gaulliste pour lui et tranquilise les centristes. Mais pour le côté «sang neuf», on repassera...

Une capacité à incarner le changement. L’heure est peut-être venue, justement, de passer le relais aux jeunes. Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet sont en embuscade.