"De journaliste, je suis devenue d'abord sujet pour Paris Match" : Valérie Trierweiler tire les conséquences de sa relation avec François Hollande et accepte son exclusion de la "vie collective" de la rédaction, le temps de la campagne présidentielle.
"De journaliste, je suis devenue d'abord sujet pour Paris Match" : Valérie Trierweiler tire les conséquences de sa relation avec François Hollande et accepte son exclusion de la "vie collective" de la rédaction, le temps de la campagne présidentielle. — Joel Saget afp.com

SOCIETE

Valérie Trierweiler, une «Première dame» moderne qui intrigue les médias étrangers

La compagne de François Hollande n'a pas grand chose de la «First lady» à l'Américaine...

Si François Hollande est vu comme «Monsieur Normal» par les médias français, Valérie Trierweiler va faire une Première dame atypique, estiment les journaux anglo-saxons. «A 47 ans, la partenaire de Mr Hollande sera la première First Lady non mariée» de l'Elysée, commence d'emblée le Daily Mail.

«Sacre bleu, techniquement, elle ne peut pas être appelée ''Première dame''» en vivant en concubinage, corrige CBS, rappelant que comme aux Etats-Unis, le rôle de la Première dame n'est toutefois pas spécifié dans la constitution française. Malgré tout, la chaîne estime qu'une telle situation conjugale pour un président serait «impensable» en Amérique, mais qu'en France, il s'agit «d'un standard parfaitement acceptable».

 

Plus sérieusement, l'AFP USA explique que ce statut marital pourrait poser un problème protocolaire en cas de visite de François Hollande dans des pays musulmans conservateurs. L'agence rappelle qu'en 2008, avant d'épouser Carla Bruni, Nicolas Sarkozy avait dû se rendre seul dans le Golfe.

 

Vie active

La journaliste de Paris Match a indiqué qu'elle comptait poursuivre son activité professionnelle. Cela surprend aux Etats-Unis, où Michelle Obama se pose housewife modèle, entre une séance de jardinage à la Maison Blanche et des visites dans des écoles pour parler alimentation, note CBS.

 

Le Guardian estime que conserver son emploi et un salaire pourrait «révolutionner» l'image du rôle d'une Première dame. Le quotidien britannique note que Valérie Trierweiler a pris soin de quitter le journalisme politique pour le service culture afin d'éviter un conflit d'intérêts.

 

Femme moderne et active, celle qui partage la vie d'Hollande depuis 2007 a toutefois précisé qu'elle se «plierait au protocole», rappelle le Huffington Post, même si elle n'a «jamais rêvé de devenir Première dame» par «peur de perdre [sa] liberté».

 

De manière plus anecdotique, tous les journaux internationaux s'accordent sur un point: celle qu'ils surnomment «le Rottweiler» est une femme «de caractère». La légende veut en effet qu'elle ait une jour giflé un collègue pour une remarque sexiste, rappelle le Daily Mail. Pour le tabloïd, elle n'a enfin «rien à envier» à Carla Bruni côté glamour, avec «un vrai sens du style».