Les syndicats espèrent un dialogue social apaisé avec François Hollande

avec AFP

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Après des rapports houleux et, pour finir, un conflit ouvert avec Nicolas Sarkozy, les syndicats attendent du président de gauche François Hollande qu'il ouvre une ère de dialogue social "apaisé" et "normal", la CFDT proposant une rencontre rapide pour en établir la méthode.
Après des rapports houleux et, pour finir, un conflit ouvert avec Nicolas Sarkozy, les syndicats attendent du président de gauche François Hollande qu'il ouvre une ère de dialogue social "apaisé" et "normal", la CFDT proposant une rencontre rapide pour en établir la méthode. — Jacques Demarthon afp.com

Après des rapports houleux et, pour finir, un conflit ouvert avec Nicolas Sarkozy, les syndicats attendent du président de gauche François Hollande qu'il ouvre une ère de dialogue social «apaisé» et «normal», la CFDT proposant une rencontre rapide pour en établir la méthode.

Les organisations des salariés, autant celles qui ont appelé à battre Nicolas Sarkozy (CGT, FSU, Solidaires) que celles qui se voulaient non partisanes (CFDT, FO), ont mal vécu le quinquennat Sarkozy. La réforme des retraites, la politique d'austérité, le blanc seing au pacte budgétaire européen, les attaques du candidat Sarkozy contre les syndicats, présentés comme des forces d'inertie hostiles aux réformes, les avaient heurtés.

«Les attentes sont fortes, après des années de dégradation»

«Les attentes sont fortes, après des années de dégradation» économique et «les remises en cause du rôle des organisations syndicales», relève la numéro un de la FSU, Bernadette Groison. «J'espère que nous aurons un dialogue social normal, c'est-à-dire dans le respect du rôle des interlocuteurs», affirme à l'AFP le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, en écho aux propos de François Hollande qui s'était présenté comme un «candidat normal». «Des relations normales, cela veut dire qu'on ne soit pas critiqués, traités de corps intermédiaires, stigmatisés», résume-t-il.

La CFDT se réjouit que le président élu ait «annoncé clairement sa volonté de placer le dialogue» avec les syndicats et le patronat «comme une des priorités dans sa méthode de travail». La centrale de François Chérèque appelle François Hollande à organiser une rencontre, avant les législatives des 10 et 17 juin, entre le «nouvel exécutif» et les partenaires sociaux, pour décider de «méthodes de travail».

Attente de mesures immédiates en faveur des salariés

Les syndicats attendent aussi d'un pouvoir de gauche des mesures immédiates en faveur des salariés: «Des décisions peuvent être prises sans délai», comme «l'augmentation immédiate du Smic et des minima sociaux, la suspension des plans de licenciements», souligne Eric Beynel, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires qui entend maintenir «un climat social revendicatif» face au nouveau pouvoir.

Les syndicats maintiennent aussi la pression sur l'avenir du traité budgétaire européen qu'ils récusent et que François Hollande veut renégocier. «La France se doit d'obtenir des mesures de relance, au-delà des mesures de maîtrise des dépenses publiques déjà en oeuvre», demande la CFDT.