Pécresse: La réforme de la TVA sera mise en oeuvre en cas de cohabitation

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La ministre du Budget Valérie Pécresse a affirmé lundi sur France Inter que la réforme de la TVA, dont le décret d'application a été publié la veille au journal officiel, serait mise en oeuvre en cas de cohabitation si la droite remporte les législatives.
La ministre du Budget Valérie Pécresse a affirmé lundi sur France Inter que la réforme de la TVA, dont le décret d'application a été publié la veille au journal officiel, serait mise en oeuvre en cas de cohabitation si la droite remporte les législatives. — Kenzo Tribouillard afp.com

La ministre du Budget Valérie Pécresse a affirmé lundi sur France Inter que la réforme de la TVA, dont le décret d'application a été publié la veille au Journal officiel, serait mise en oeuvre en cas de cohabitation si la droite remporte les législatives.

Interrogée sur ce qu'il adviendrait, dans un tel cas de figure, de cette mesure publiée in extremis dimanche au Journal officiel et que François Hollande a promis d'abroger, Valérie Pécresse a répondu qu'elle serait «bien entendu» appliquée. «Tous les pays européens vont lui (ndlr, François Hollande) dire qu'il faut faire des réformes qui musclent nos entreprises, qui aident l'emploi. La réforme de la TVA anti-délocalisation en est une», a-t-elle affirmé.

Pour Nicolas Sarkozy, «l'action politique directe, c'était terminé»

Revendiquant «un état d'esprit extrêmement combatif», Valérie Pécresse a dit «reporter tout son espoir sur les legislatives». «Je pense aujourd'hui que François Hollande a été élu avec une minorité des voix, il y a 6% de votes blancs et nuls dans cette élection, c'est énorme. (...) Ca veut dire que les solutions de la gauche à la crise n'ont pas convaincu une majorité de Francais», a-t-elle estimé.

«La croissance ne reviendra pas avec de la dépense dont on n'a pas le premier euro», a encore estimé Valérie Pécresse, «la croissance, elle reviendra avec des économies, avec des réformes, avec une volonté, avec un projet européen d'une Europe forte». Par ailleurs, interrogée sur ce qu'elle avait compris des intentions de Nicolas Sarkozy après sa défaite, elle a répondu: «J'ai compris que pour lui l'action politique directe, c'était terminé.»