Gouvernement: Un casting compliqué pour François Hollande

GOUVERNEMENT Dès ce lundi, le nouveau président devra résoudre le casse-tête de son équipe...

Maud Pierron

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Najat Vallaud-Belkacem, ici à côté de Benoît Hamon, pourrait intégrer le gouvernement.
Najat Vallaud-Belkacem, ici à côté de Benoît Hamon, pourrait intégrer le gouvernement. — REVELLI-BEAUMONT / SIPA

Pas de temps à perdre. Dès ce lundi matin, François Hollande est au travail, à son QG. Il l'a promis ce week-end, «sa tâche est immense» compte tenu des dossiers qui l'attendent. Il ne prendra pas quelques jours pour réfléchir ou se reposer, comme avait pu le faire Nicolas Sarkozy même si sa compagne, Valérie Trierweiler, rêve d'un break de 36 heures. Et contrairement à ce qui a pu être annoncé, il ne plaide pas pour une accélération de la passation de pouvoir, prévue le 15 mai. « Je ne demande rien», confiait-il vendredi, laissant la main au président sortant. Avant, il aura dû résoudre le casse-tête du gouvernement, où il a promis la parité. «Difficile», concédait-il, car il devra écarter des proches. Ce seront «des choix de raison et non des choix de cœur», disait-il.

Manuel Valls à l'Intérieur?

«Ce n'est pas la même chose de constater que l'on a une majorité courte qui oblige à davantage de rassemblement», analysait François Hollande à quelques jours du second tour. Deux hypothèses dominent pour Matignon : Jean-Marc Ayrault ou Martine Aubry, le premier ayant pris le pas sur la seconde. Hollande devra ensuite choisir une quinzaine de noms pour occuper les quinze grands pôles thématiques.

A l'Intérieur, Manuel Valls, son directeur de la communication, tient la corde face à François Rebsamen, responsable du pôle sécurité de sa campagne. Laurent Fabius, lui, est en pole position pour les Affaires étrangères. Michel Sapin, l'un de ses proches, pourrait récupérer Bercy. A moins que Martine Aubry n'y atterrisse, si elle loupe Matignon. Pour les Affaires sociales, la députée Marisol Touraine ne semble pas avoir de concurrence. Aurélie Filippetti et Najat Vallaud-Belkacem, deux des femmes très présentes lors de sa campagne, devraient également en être. Difficile, certes, mais un remaniement est déjà envisagé après les législatives, en fonction des résultats.