Election de François Hollande. Qui au gouvernement?

ÉCLAIRAGE ès lundi matin, le nouveau président devra résoudre le casse-tête du gouvernement sans prendre de break...

Maud Pierron

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Jean-Marc Ayrault, maire socialiste de Nantes et François Hollande en mars 2012.
Jean-Marc Ayrault, maire socialiste de Nantes et François Hollande en mars 2012. — CHESNOT / SIPA

François Hollande, vainqueur dimanche du scrutin présidentiel, sera au travail, dès lundi matin, à son QG. Il l’a promis ce week-end, «sa tâche est immense» par rapport aux dossiers qui l’attendent. Il ne prendra pas quelques jours pour réfléchir ou se reposer, comme avait pu le faire Nicolas Sarkozy même si sa compagne, Valérie Trierweiler, rêve d’un break de 36 heures. «Nicolas Sarkozy doit penser que j’irais à la Mecque», ironise-t-il, en référence à la campagne du président sortant. Le 8 mai, on ne devrait pas voir, comme en 1995, le président sortant et le nouvel élu côte à côte aux Invalides. «Je pourrais être partout en France», glissait-il à la veille du scrutin.

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Et contrairement à ce qui a pu être annoncé,  il ne plaide pas pour une accélération de la passation de pouvoir. «Je ne demande rien», confiait-il vendredi, laissant la main au président sortant. Après que le Conseil constitutionnel aura proclamé les résultats, certainement mercredi, son investiture pourrait intervenir le 15 mai et dans la foulée, il se rendra en Allemagne pour aller rencontrer Angela Merkel et discuter renégociation du traité européen.

Avant, il aura dû résoudre le casse-tête du gouvernement. «Difficile», concédait-il, car il devra écarter des proches. Ce seront «des choix de raison et non des choix de cœur», disait-il. Et il devra y instaurer la parité. A la veille du scrutin, il jurait encore ne pas avoir choisi l’identité de son Premier ministre, ni des heureux élus pour les maroquins. Ces choix «découleront du scrutin».

Un premier gouvernement puis un deuxième

«Ce n’est pas la même chose d’être obligé de constater une majorité courte qui oblige encore à davantage de rassemblement». Pour Matignon, deux hypothèses restent avancées: Jean-Marc Ayrault  ou Martine Aubry. Il devra ensuite choisir une quinzaine de noms pour occuper les quinze grands pôles thématiques.

A l’Intérieur, Manuel Valls son directeur de la communication, tient la corde face à François Rebsamen, responsable du pôle sécurité de sa campagne. Laurent Fabius, lui, est en pôle position pour les Affaires étrangères. Michel Sapin, l’un de ses proches, pourrait atterrir à Bercy. A moins que Martine Aubry n’y atterrisse, si elle loupe Matignon.

Pour les Affaires sociales, la députée Marisol Touraine ne semble pas avoir de concurrence. Aurélie Filippetti et Najat Vallaud-Belkacem, deux des femmes très présentes dans sa campagne, devraient également en être. Difficile certes mais un remaniement est déjà envisagé après les législatives, selon le rapport de force qui sortira des urnes.

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