Présidentielle: Les grands dossiers qui attendent François Hollande

POLITIQUE Le nouveau locataire de l'Elysée a déjà coché quelques grands rendez-vous sur son agenda...

Matthieu Goar

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François Hollande lors de son meeting à Forbach, le 4 mai 2012.
François Hollande lors de son meeting à Forbach, le 4 mai 2012. — POL EMILE/SIPA

La date de la passation de pouvoir n’est pas encore fixée mais le nouveau président de la République n’a pas l’intention de chômer. Premières urgences: prendre contact avec les dirigeants européens, notamment Angela Merkel. «Ca va aller très vite. Si c'est moi qui suis choisi il y aurait immédiatement des contacts qu'il conviendrait de prendre dans une période où je ne suis pas encore Président mais où déjà il est acquis que celui qui est en place ne le sera plus», a confié le candidat socialiste ce week-end. Dès lundi matin, les téléphones devraient chauffer.

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L’équipe de campagne, notamment Pierre Moscovici, a déjà commencé à rencontrer des responsables étrangers mais ces échanges devraient s’intensifier cette semaine. Car François Hollande fera son premier déplacement en Allemagne le lendemain de son investiture, vraisemblablement le 15 ou le 16 mai. Ce premier rendez-vous est important. Comme il l’a répété pendant toute sa campagne, le président socialiste a l’intention de renégocier le traité européen en y ajoutant un «pacte de croissance». Une idée à laquelle la chancelière allemande s’est longtemps opposée. Il faudra que le nouveau couple franco-allemand s’entende vite, notamment avant le Conseil européen des 28 et 29 juin.

Autre priorité diplomatique pour François Hollande, annoncer le retrait des troupes françaises d’Afghanistan avant la fin de 2012 lors du  sommet de l’Otan à Chicago, les 20  et 21 mai.

Le Parlement au travail cet été

Un œil sur les marchés (le 16 mai, le Trésor doit emprunter une dizaine de milliards d’euros), le nouveau président de la République devrait prendre des décrets dans le premier mois de son mandat  pour honorer certaines promesses de campagne. Dès le premier Conseil des ministres, il signera la réduction de la rémunération du chef de l'Etat et des membres du Gouvernement de 30%. Puis il s’engagera sur une augmentation de l'allocation de rentrée scolaire de 25%, un blocage des prix des carburants pour trois mois, la fixation d'un éventail maximal de 1 à 20 pour les rémunérations dans les entreprises publiques. 

Ensuite, lors d’une session extraordinaire du Parlement cet été, la nouvelle majorité veut faire voter une  réforme fiscale, base de tout le programme du candidat PS ainsi qu’une réforme bancaire. Vu l’état économique du pays, les socialistes ont bien conscience que l’état de grâce ne durera que quelques jours. «Dimanche, je pense que la joie pourra être très forte et intense. Ensuite la responsabilité des réformes qui nous attendent s’imposera très vite», a confié François Hollande à Tulle, samedi.