Présidentielle: François Hollande sur les marchés de Tulle

REPORTAGE A la veille du second tour de la présidentielle, le socialiste est rentré en Corrèze samedi...

A Tulle, Maud Pierron

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François Hollande, à Tulle, la veille de l'élection présidentielle
François Hollande, à Tulle, la veille de l'élection présidentielle — no credit

De notre envoyée spéciale,

Sous de larges rayons de soleil qui percent les nuages, une petite foule dense attend. Son «François» qui doit venir, comme tous les samedis précédent les élections, faire rituellement le tour du marché couvert de Tulle. Les journalistes courent, il est là, le cernent. Les Tullistes râlent. «C’est encore notre François, il est à nous jusqu’à dimanche soir», s’agite une dame. «J’ai fait des kilomètres pour le voir», fait valoir une autre. Pas facile de se faire un chemin jusqu’au président du Conseil général de Corrèze en cette veille de second tour. «L’heure de vérité», titre La Montagne, le journal local. Pas pour François Hollande, mais pour le club de rugby de Brive qui rencontre Bordeaux ce samedi…

Une dame s’enquiert: «il a reçu ses roses?». Oui, le socialiste a un grand bouquet de roses à la main, qu’il tend à sa compagne, Valérie Trierweiler, en retrait. Il avance difficilement sous la tonnelle du marché. Un homme le salue et l'apostrophe: «après, on ne te verra plus!». «Ça dépend», répond-il laconiquement. Il n’est pas en campagne, code électoral oblige, mais prend plaisir à prendre son temps dans les allées du petit marché. François Hollande distribue les bises comme les poignées de main, comme il l'a toujours fait à Tulle. En plaisantant, un badaud lance même: «mais ce n’est pas Jacques Chirac», l'autre illustre Corrézien réputé pour son contact facile.

«On va vous regretter ici monsieur Hollande»

Le socialiste se fraye un passage dans la foule de ceux qui veulent le toucher, lui parler, «une dernière fois». Il fait le tour des stands, pose une multitude de fois pour des photos avec ses administrés, prises parfois par des journalistes. Il s’avance pour la nuée de photographes devant des tomates bien rouges. Puis des salades. Un commerçant lui offre un bonbon au miel, toujours bon pour sa voix. «On est content pour vous, on vous aime beaucoup», lance une dame, qui lui tend sa carte électorale pour une dédicace. Il s’exécute.

Une autre aide son fils d’une dizaine d’années à passer à travers le service de sécurité du candidat pour l’approcher et décrocher un autographe. On lui tend une fraise, qu’il avale goulument. Un maraîcher lui offre une barquette, qu’il attrape. «Tenez bon», lui glisse un homme en lui prenant le bras. «Monsieur le président», le salue fermement un autre.

Puis il est temps de passer au marché près de la cathédrale. Dans la cohue, une dame parvient à lancer: «on va vous regretter ici monsieur Hollande». Des Tullistes qui n’avaient pu l’approcher sur le marché couvert l’ont suivi. Le ciel se fait de plus en plus menaçant. Des gouttes d’eau tombent, le candidat finit par s’éclipser pour aller déjeuner. Prochaine sortie publique: dimanche, à 9h30, pour aller voter.

Nicolas Sarkozy en famille

De son côté, le président de la République n'a pas fait d'apparition publique. Vendredi sur Europe1, il avait indiqué qu'il passerait la journée de samedi en famille, auprès de sa femme Carla Bruni et de sa fille Giulia. «Service minimum public, et maximum privé, elles l'ont bien mérité franchement», avait-il justifié.

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