Hollande à Fessenheim: La CGT dénonce l'engagement non tenu du candidat socialiste

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L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a estimé mardi, à l'issue d'un audit de sécurité post-Fukushima, que les installations françaises présentaient "un niveau de sûreté suffisant" qui ne nécessite l'arrêt immédiat "d'aucune d'entre elles".
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a estimé mardi, à l'issue d'un audit de sécurité post-Fukushima, que les installations françaises présentaient "un niveau de sûreté suffisant" qui ne nécessite l'arrêt immédiat "d'aucune d'entre elles". — Sebastien Bozon afp.com

La CGT de la centrale nucléaire de Fessenheim, que François Hollande veut fermer s'il est élu à la présidence,regrette que le candidat socialiste n'ait pas tenu son engagement pris selon eux en mars à venir rencontrer les salariés. «Malgré l'engagement qu'il avait pris auprès des représentants syndicaux» de la centrale, le candidat socialiste «n'est pas venu rencontrer le personnel. Dommage de ne pas avoir tenu un engagement aussi facile à tenir», écrit dans un communiqué le syndicat, qui souligne que François Hollande «n'était pas très loin puisqu'il était en Moselle» ce vendredi.

La CGT, majoritaire sur le site, dénonce «des raccourcis visant à dire que parce qu'une installation est vieille (selon certains) elle est dangereuse», soulignant que «la seule autorité compétente pour juger de la sûreté des installations est l'Autorité de sûreté nucléaire».

12,42% des voix pour Hollande à Fessenheim

François Hollande a annoncé que la centrale haut-rhinoise serait la seule centrale à fermer durant son quinquennat s'il était élu, parce qu'elle est «la plus vieille centrale de France située sur une zone sismique», mais que tout le personnel serait reclassé. Les délégués CGT de la centrale alsacienne avaient déjà écrit à François Hollande avant le premier tour pour lui demander de prendre rapidement contact avec eux en vue d'une rencontre.

Le 19 mars, François Hollande avait reçu à son QG de campagne à Paris des représentants des salariés de Fessenheim. Selon les syndicalistes, le candidat socialiste s'est engagé à les rencontrer à nouveau entre les deux tours, à mettre en place un «groupe» de travail entre le PS et les élus de Fessenheim. Mais la CGT n'a pas été invitée à la réunion de ce groupe, regrette le syndicat, ajoutant que «le personnel de Fessenheim prendra à l'avenir, toutes les initiatives pour se faire entendre».

Au premier tour, François Hollande n'a recueilli que 12,4% des voix dans la commune de Fessenheim, contre 33,5% à Nicolas Sarkozy, partisan d'un poursuite de l'activité.