Le choix de Bayrou «incompréhensible» pour Fillon, qui l'a eu au téléphone «ce week-end»

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François Fillon a qualifié vendredi d'"incompréhensible" la décision de François Bayrou de voter pour François Hollande, relevant avoir encore eu le leader centriste "au téléphone le week-end dernier" pour évoquer, notamment, le programme économique du candidat PS.
François Fillon a qualifié vendredi d'"incompréhensible" la décision de François Bayrou de voter pour François Hollande, relevant avoir encore eu le leader centriste "au téléphone le week-end dernier" pour évoquer, notamment, le programme économique du candidat PS. — Philippe Huguen afp.com

François Fillon a qualifié vendredi d'«incompréhensible» la décision de François Bayrou de voter pour François Hollande, relevant avoir encore eu le leader centriste «au téléphone le week-end dernier» pour évoquer, notamment, le programme économique du candidat PS.

Ce choix «est incompréhensible. Je connais bien François Bayrou, j'ai d'ailleurs continué à conserver de très bonnes relations avec lui pendant toutes ces années, jusqu'à ces derniers jours», a déclaré sur France Inter François Fillon. «On s'est parlé ce week-end (...). On a eu une conversation pour analyser ensemble les résultats du premier tour, qui ont été des résultats décevants pour lui. Et nous avons surtout évoqué l'avenir du pays, la question de la dette, la question du programme économique de François Hollande», a-t-il relevé.

«Contraire à tout ce qu'il a dit pendant sa campagne»

Estimant que la décision du leader du MoDem était «contraire à tout ce qu'il a dit pendant sa campagne», le Premier ministre a également avancé que ce choix l'isolait «par rapport à la plupart des élus du centre».

«J'étais vendredi dernier au Mans avec la quasi-totalité des grands élus du centre. Nous avons fait la démonstration par le discours que les valeurs du centre et les valeurs que Nicolas Sarkozy défend pendant sa campagne étaient plus beaucoup plus proches que celles de François Hollande», a-t-il affirmé. François Fillon a dénoncé dans la foulée «l'avis d'un homme seul», tandis que Nicolas Sarkozy a regretté vendredi matin un manque de «cohérence».