Hollande «hautain» et «dédaigneux», propose une France «déprimante» selon Fillon

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François Fillon a accusé jeudi François Hollande de s'être montré "hautain" et "dédaigneux" lors du grand débat d'entre-deux-tours face à Nicolas Sarkozy, dressant un réquisitoire contre la prestation du candidat PS, qui propose une France "sans élan" et "déprimante".
François Fillon a accusé jeudi François Hollande de s'être montré "hautain" et "dédaigneux" lors du grand débat d'entre-deux-tours face à Nicolas Sarkozy, dressant un réquisitoire contre la prestation du candidat PS, qui propose une France "sans élan" et "déprimante". — Martin Bureau afp.com

François Fillon a accusé jeudi François Hollande de s'être montré «hautain» et «dédaigneux» lors du grand débat d'entre-deux-tours face à Nicolas Sarkozy, dressant un réquisitoire contre la prestation du candidat PS, qui propose une France «sans élan» et «déprimante».

«Hier j'ai vu un candidat socialiste hautain et dédaigneux vis-à-vis de l'homme qui avait combattu la pire tempête économique et financière depuis un siècle. Il est facile de jouer les imperators quand on n'a jamais tenu un glaive», a dit Fillon dans un discours combatif lors d'un meeting à Castres. «C'est facile d'attaquer notre bilan, quand on n'a aucun bilan à défendre et qu'on refuse toujours de regarder ce qui se passe au-delà de nos frontières», a clamé le Premier ministre, selon qui, pour Hollande, «tout va mal et tout est de la faute du président de la République: la crise mondiale, (il) l'ignore!».

«Chaque Français se voit promettre sa petite trousse de survie socialiste»

S'exprimant devant environ 600 personnes, François Fillon a estimé que chez le candidat PS tout était «fondé sur l'idée que notre pays est à genoux». «Dès lors chaque Français se voit promettre sa petite trousse de survie socialiste. Un petit pansement ici, un peu de mercurochrome par là...».

«L'opposition se plaît à dénigrer la France en permanence, à la dépeindre comme à genoux, souffrante, agonisante», a-t-il déploré, avant de lancer: «Non M. Hollande, la France n'est pas moribonde. Elle est digne, elle est debout, et la République est toujours là. Avec Nicolas Sarkozy, justement, nous voulons la renforcer».