Présidentielle: Le résumé de la journée de campagne du 2 mai

SYNTHÈSE olémiques, grandes et petites phrases... «20 Minutes» retrace pour vous la journée de ce vendredi d'entre-deux tours...

Nicolas Bégasse

— 

Gérard Longuet et d'autres soutiens à Nicolas Sarkozy, le 27 mars 2012 en Loire-Atlantique.
Gérard Longuet et d'autres soutiens à Nicolas Sarkozy, le 27 mars 2012 en Loire-Atlantique. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

Le débat, tout le monde en parle

Forcément, c’est le débat entre les deux candidats, le rendez-vous par excellence de l’entre-deux-tours, qui a occupé une grande place dans la journée de campagne de ce mercredi. François Hollande et Nicolas Sarkozy, qui débattent à 21h sur TF1 et France 2, ont d’abord reçu les conseils respectivement de Ségolène Royal et d’Alain Juppé, qui ont dit en substance la même chose: «François/Nicolas, reste toi-même». Côté PS, même si elle a admis qu'«il y a toujours un petit risque dans un débat», Martine Aubry s'est montrée confiante quant au rendez-vous de ce mercredi soir: «On aura de la force, de la crédibilité d'un côté et malheureusement, je le crains, toujours de la provocation et des contre-vérités de l'autre». Côté UMP, Jean-Pierre Raffarin a estimé que «Nicolas Sarkozy aborde ce débat un peu comme un challenger. Donc, il va prendre sans doute un certain nombre de risques. Cela va être quelque chose de très intense.»

>> Le choc des candidats, c’est à suivre en direct sur 20 Minutes

Le ministre de la Défense en prend pour son grade

C’est lundi que Gérard Longuet a affirmé dans le journal d’extrême droite Minute que Marine Le Pen, contrairement à son père, est un «interlocuteur possible» pour la droite. Mais c’est ce mercredi que les foudres lui sont tombées dessus, à droite comme à gauche. Martine Aubry a estimé que le ministre avait «retrouvé ses errements d'enfance» en référence à son engagement passé auprès de l’extrême droite, et François Hollande a carrément jugé que le ministre de la Défense n'avait plus sa place au gouvernement. Et même à droite, de Valérie Pécresse à Jean-Pierre Raffarin en passant par Jean-François Copé et Pierre Lellouche, personne n’est allé dans le sens du ministre.

Le futur de l’UMP en question

On ne parle pas encore d’une explosion de l’UMP, comme le souhaiterait Marine Le Pen, mais des voix se sont élevées ce mercredi pour mettre en avant les différentes tendances au sein du parti présidentiel. Est-ce une réaction à la droitisation supposée de l’UMP? En tout cas, ce sont la droite modérée et les centristes qui ont réagi les premiers à la déclaration de Jean-François Copé qui veut, «après le 6 mai, permettre aux différentes sensibilités de pouvoir s'exprimer plus fortement en créant des mouvements au sein de l'UMP». Raffarin a tiré le premier: «Je peux vous annoncer que ma famille politique, qui est celle des humanistes de l'UMP, nous allons nous organiser en mouvement et nous allons répondre à cet appel de la diversité.» Côté centriste, c’est le ministre François Sauvadet qui a réagi, assurant vouloir «travailler au rassemblement des centres, parce qu'on voit bien que divisés, on ne pèse pas suffisamment».

On n’oublie pas les anciens candidats

Comme Nathalie Arthaud (LO) lundi, Philippe Poutou a repris son travail de la vie civile en embauchant à 6h dans son usine Ford de Blanquefort, en Gironde. Un autre candidat ne va pas tarder à faire parler de lui: c’est François Bayrou, qui avait annoncé qu’il se prononcerait sur le second tour de la présidentielle au lendemain du débat de l’entre-deux-tours. Mais ça, ce sera à retrouver dans notre live de la journée de jeudi.

- Tout savoir sur les candidats à la présidentielle
- Suivez l’évolution des sondages  
- Comparez les programmes des candidats
- Quel candidat est
proche de vos idées?