Aubry: Le débat opposera la «crédibilité» de Hollande aux «contre-vérités» de Sarkozy

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La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé mercredi que le débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy opposerait "la force" et "la crédibilité" du socialiste à la "provocation" et à des "contre-vérités" du président sortant.
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé mercredi que le débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy opposerait "la force" et "la crédibilité" du socialiste à la "provocation" et à des "contre-vérités" du président sortant. — Philippe Huguen afp.com

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé mercredi que le débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy opposerait «la force» et «la crédibilité» du socialiste à la «provocation» et à des «contre-vérités» du président sortant.

«On aura de la force, de la crédibilité d'un côté et malheureusement, je le crains, toujours de la provocation et des contre-vérités de l'autre», a affirmé la responsable socialiste sur Canal +. Assurant ne «pas du tout» craindre ce débat, Aubry a estimé qu'il «va permettre à François Hollande de dire clairement à Nicolas Sarkozy: "Au lieu de nous expliquer votre bilan, c'est la faute des Grecs, des Italiens, voire de la gauche il y a dix ans, assumez"».

«Il y a toujours un petit risque dans un débat»

«Il y a toujours un petit risque dans un débat, mais je ne crois pas que les Français changeront», a-t-elle ajouté. «Les conditions semblent réunies pour la victoire», a-t-elle poursuivi, «mais la démocratie, c'est d'attendre que les Français mettent leur bulletin dans l'urne».

Interrogée sur les propos du ministre de la Défense, voyant dans Marine Le Pen «un interlocuteur qui n'est pas bienveillant mais qui, au moins, n'est pas disqualifié», Martine Aubry a estimé que «Gérard Longuet a retrouvé ses errements d'enfance», allusion à son engagement de jeunesse à l'extrême droite. «Mais c'est quand même Nicolas Sarkozy qui a rouvert les vannes en expliquant il y a quelques jours que le Front national était compatible avec la République», a-t-elle ajouté aussitôt.