Présidentielle: Nicolas Sarkozy s'en prend à Dominique Strauss-Kahn

POLITIQUE En meeting à Clermont-Ferrand, Nicolas Sarkozy a réagi à l'interview de Dominique Strauss-Kahn publiée dans «The Guardian»...

M.Gr. avec Reuters

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Nicolas Sarkozy en déplament à Dijon (Côte-d'Or), le 27 avril 2012.
Nicolas Sarkozy en déplament à Dijon (Côte-d'Or), le 27 avril 2012. — AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES

La réponse n'a pas tardée. Lors de son déplacement en Auvergne, Nicolas Sarkozy s'en est pris ce samedi à Dominique Strauss-Kahn, qui s'est dit victime d'un complot politique dans l'affaire du Sofitel de New York. Le président-candidat a invité l'ancien directeur général du FMI à se taire et à «s'expliquer avec la justice».

En meeting à Clermont-Ferrand, le président candidat a également ironisé sur la «caution morale de poids» qu'il veut apporter à la campagne de son rival socialiste François Hollande par ses accusations. «Je dis à M. Strauss-Kahn "expliquez-vous avec la justice et épargnez aux Français vos commentaires"», a-t-il dit.

«Ne pas rajouter à l'indignité»

«Je respecte profondément la présomption d'innocence mais quand on est accusé de ce dont il est accusé et qu'on a un minimum de dignité, on a la pudeur de se taire et de ne pas rajouter à l'indignité», a ajouté Nicolas Sarkozy.

Dans une interview publiée vendredi par le site Internet du quotidien britannique The Guardian, Dominique Strauss a déclaré que les événements survenus le 14 mai dans la chambre du Sofitel de Manhattan et l'enquête judiciaire qui l'ont amené à se retirer de la course à la présidentielle française ont été «façonnés par des personnes ayant des arrière-pensées politiques».

«Ce n'était pas ici une simple coïncidence», a-t-il dit en affirmant aussi avoir été placé sous écoute par les services secrets français plusieurs semaines avant son arrestation.

«Une caution morale de poid»

«Quand je pense que pendant tous les épisodes scandaleux, honteux, de New York, de Lille, du Carlton, du Pas-de-Calais, ce fut l'honneur de la droite républicaine et du centre ne pas s'en mêler, de ne pas utiliser, de se boucher le nez, de ne pas commenter, parce que commenter ces indignités, c'était en recevoir un peu», a encore dit Nicolas Sarkozy dans une allusion aux autres démêlés judiciaires de Dominique Strauss-Kahn.

«Mais qu'en pleine campagne électorale, à une semaine du premier tour, Dominique Strauss-Kahn se mette à donner des leçons de morale et à indiquer que je suis seul responsable de tout ce qui lui est arrivé, trop c'est trop !».

Pour Nicolas Sarkozy, «François Hollande a appelé à la rescousse une caution morale de poids, Dominique Strauss Kahn». «Il ne manquait plus que lui et la famille est complète», a-t-il ajouté.