François Hollande à Lorient (Morbihan), le 23 avril 2012.
François Hollande à Lorient (Morbihan), le 23 avril 2012. — David Vincent/AP/SIPA

SYNTHÈSE

Présidentielle: Ce qu'il faut retenir de la journée de campagne du 23 avril

oups d'éclat, grosses colères ou attaques ras-les-pâquerettes, le résumé quotidien de la campagne présidentielle par «20 Minutes»...

Les votes blancs du jour

Ils viennent des partis qui ne veulent pas choisir entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Ce lundi, ce sont notamment Louis Alliot, vice-président du FN, et Nathalie Arthaud, désormais ex-candidate de Lutte ouvrière, qui ont annoncé qu’ils voteraient blanc le 6 mai prochain.

Le silence ému du jour

C’est celui de Nicolas Dupont-Aignan, qui a affirmé sur Twitter: «Merci du fond du coeur à toutes celles et tous ceux qui ont compris le sens de mon combat: réconcilier la patrie et la République!» Et prévenu: «Je ne ferai plus aucune déclaration publique. Je vous souhaite à tous beaucoup de courage.»

Le débat du jour

C’est un débat sur le ou les débats de l’entre-deux tours, Nicolas Sarkozy proposant à François Hollande de participer à trois débats, ce dernier préférant se contenter d’un seul. Le candidat PS a donné deux arguments: celui de la tradition républicaine, les entre-deux tours ne voyant en France qu’un débat depuis longtemps (sauf en 2002, où Chirac n’avait pas voulu débattre avec Le Pen). Et autre argument: en 2007, Sarkozy, arrivé en tête au premier tour, n’avait jamais parlé de plus d’un débat avec Royal. A ces arguments l’UMP a répondu sèchement, parlant de «manque de courage» pour Morano ou de «peur» pour Kosciusko-Morizet. Sarkozy, lui, a estimé que «Hollande ne doit pas fuir les débats».

La tentative du jour

C’est celle de la Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l’élection présidentielle (CNCCEP), qui a préconisé ce lundi de retarder l’ouverture de certains bureaux de vote le 6 mai prochain pour qu’ils ferment tous à 20h, histoire d’éviter au maximum l’influence des fuites de sondages et d’estimations avant 20h. Le gouvernement n’a rien voulu savoir: «On ne change pas la règles du jeu entre deux tours d'une même élection.»

Le compromis du jour

C’est celui que va devoir trouver Jean-Luc Mélenchon en vue des législatives. Après avoir dit ce dimanche qu’il n’y aurait pas de négociations d’entre-deux tours et que son appel à voter Hollande se faisait sans contreparties, le leader du Front de gauche a reconnu lundi que des accords devraient être trouvés entre sa coalition et le Parti socialiste pour «faire front contre le Front». Objectif: barrer le chemin du FN dans les 356 circonscriptions où il peut se maintenir au second tour, et l’empêcher d’entrer à l’Assemblée.

Le rendez-vous du jour

Le 1er mai, Nicolas Sarkozy appelle les Français à célébrer le «vrai travail», un concept que 20 Minutes a décrypté par ici. Europe Ecologie-Les Verts, le PS, le Front de gauche, la CFDT et le FN ont critiqué cet appel, parlant en vrac de «provocation», d’une «fête des uns contre les autres» et d’une «radicalisation du combat».