François Hollande a déclaré à Quimper qu'il n'entendait pas faire du 1er mai "une fête des uns contre les autres", dénonçant en creux l'annonce lundi de Nicolas Sarkozy de faire du 1er mai un "très grand rassemblement" autour du "vrai travail".
François Hollande a déclaré à Quimper qu'il n'entendait pas faire du 1er mai "une fête des uns contre les autres", dénonçant en creux l'annonce lundi de Nicolas Sarkozy de faire du 1er mai un "très grand rassemblement" autour du "vrai travail". — Fred Dufour afp.com

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Hollande ne veut pas «faire du 1er mai une fête des uns contre les autres»

François Hollande a déclaré à Quimper qu'il n'entendait pas faire du 1er mai «une fête des uns contre les autres», dénonçant en creux l'annonce lundi de Nicolas Sarkozy de faire de ce jour férié et chômé un «très grand rassemblement autour du "vrai travail"».

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«Je n'oppose pas les Français entre eux. Moi, je ne fais pas le jour du 1er mai une fête des uns contre les autres, une fête de tous ceux qui travaillent ou qui voudraient travailler», a-t-il déclaré à France Inter, en réponse à une question.

«Un clin d'oeil supplémentaire au FN»

Lundi matin, son rival, le président candidat UMP, a annoncé vouloir organiser le 1er mai «la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille». Selon l'état-major de campagne de M. Sarkozy, ce rassemblement, programmé le même jour que les traditionnelles manifestations organisées par les syndicats pour la fête du travail, aura lieu à Paris sur le Champ-de-Mars.

De son côté, Pierre Moscovici, directeur de la campagne de François Hollande, a indiqué que le PS n'avait pas encore arrêté la forme de sa participation au 1er mai, mais a assuré: «Nous serons aux côtés des forces du travail», lors d'un point de presse à Solférino. Il a fustigé l'expression «vrai travail» employée par Nicolas Sarkozy, la jugeant «des plus ambiguës».

Eric Coquerel, conseiller de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), a estimé que Sarkozy voulait «déclarer la guerre aux travailleurs», voyant dans sa proposition «un clin d'oeil supplémentaire au FN».