Louis Aliot, vice-président du FN, a estimé lundi que l'UMP allait "très certainement imploser" après la présidentielle, ajoutant qu'"en l'état actuel des choses" une consigne de vote de Marine Le Pen ne pourrait pas être autre chose que "ni Sarkozy, ni Hollande".
Louis Aliot, vice-président du FN, a estimé lundi que l'UMP allait "très certainement imploser" après la présidentielle, ajoutant qu'"en l'état actuel des choses" une consigne de vote de Marine Le Pen ne pourrait pas être autre chose que "ni Sarkozy, ni Hollande". — Martin Bureau afp.com

Élections

L'UMP va «certainement imploser» après la présidentielle, estime le FN

Louis Aliot, vice-président du FN, a estimé ce lundi que l'UMP allait «très certainement imploser» après la présidentielle, ajoutant qu'«en l'état actuel des choses» une consigne de vote de Marine Le Pen ne pourrait pas être autre chose que «ni Sarkozy, ni Hollande». «Il y a là une force hétérogène, qui à l'intérieur d'elle-même a les idées les plus contradictoires. Elle va très certainement imploser après ces élections. Une recomposition à ce moment-là se fera sur des idées, pas sur des appareils», a-t-il déclaré sur France Info, au lendemain du premier tour de la présidentielle.

«On veut parler à cet électorat, et nous voulons que lors des élections législatives il y ait une majorité sur des idées qui se fasse sur notre programme, pas sur le programme des autres», a-t-il poursuivi. Selon Louis Aliot, «20% du corps électoral mériterait d'avoir une représentation à l'Assemblée nationale» lors des législatives de juin, après le score de 18% des voix réalisé dimanche par Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle.

Il a estimé que le vote FN n'était pas «un vote de protestation». «C'est un vote petit à petit d'adhésion, parce que les sujets que nous abordons ne sont pas traités par les autres», a-t-il affirmé, en appelant les électeurs à préparer «l'inévitable recomposition des forces politiques, de gauche comme de droite». Interrogé sur les consignes de vote que la présidente du FN pourrait donner le 1er mai pour le second tour du scrutin, Louis Aliot a estimé qu'«en l'état actuel des choses» elles ne pourraient pas être autre chose que «ni Sarkozy, ni Hollande».