Le site du quotidien suisse «Le Matin», après le premier tour de la présidentielle en France, le 22 avril 2012.
Le site du quotidien suisse «Le Matin», après le premier tour de la présidentielle en France, le 22 avril 2012. — DR

REVUE DE PRESSE

Pour la presse étrangère, Nicolas Sarkozy «a besoin d'un miracle»

Nos confrères ne donnent pas cher des chances du président sortant et soulignent la percée du Front national...

Renommée internationale de François Hollande oblige, la presse étrangère s'attarde surtout sur la performance de Nicolas Sarkozy. Pour Le Guardian, le président «a désormais besoin d'un miracle». Le quotidien britannique relève qu'un sortant «n'a jamais gagné en terminant second du premier tour» sous la Ve république. Sarkozy est «un boxeur dans les cordes», selon Foreign Policy. Il a même subi «une défaite humiliante», balance le Daily Mail. «Ses espoirs s'amenuisent», estime la télévision australienne.

Même son de cloche du coté de la presse helvétique. «Pour les chefs de partis suisses, Sarkozy, c'est fini», titre Le Matin. Plusieurs élus conservateurs confient leur pessimisme quant aux chances d'une victoire du candidat UMP. Ils estiment qu'il faudrait un report de plus de 80% des voix FN et 60% de celles de Bayrou pour y croire –un scénario qu'ils jugent «compliqué».

«Un électeur sur cinq soutient l'extrême droite»

Car c'est bien la percée de Marine Le Pen que retient la presse internationale. «Un électeur sur cinq soutient l'extrême droite», relève le Daily Mail. «L'agenda anti-immigration, anti-Europe et anti-mondialisation a galvanisé en des temps d’austérité économique», analyse le quotidien.

«Elle surpasse le score de son père», rappelle Die Welt, selon qui la candidate a réussi «là où Jean-Marie Le Pen avait échoué: elle est devenu fréquentable». En Italie, La Repubblica parle même «d'exploit de Marine Le Pen».

Le Wall Street Journal souligne que «les lieutenants de Nicolas Sarkozy ont déjà commencé leur opération de séduction» des électeurs frontistes. Mais selon Le Guardian, «son plus grand challenge sera d'obtenir des élus aux législatives, et appeler à voter pour un président sortant sans doute perdant ne la servirait pas».

«Le socialisme ressuscité»

Plusieurs publications reviennent sur la première place de François Hollande. «Le socialisme est ressuscité», titre El Pais, en Espagne. Pour la RTBF, «avec des derniers sondages le donnant à 54%, les augures semblent favorables à François Hollande».

L'élection française est surveillée de près par Wall Street. Selon un analyste cité par Fox News, «une victoire d'Hollande pourrait secouer les marchés américains. En privilégiant la relance à l'austérité, l'amitié franco-allemande pourrait en prendre un coup et remettre la crise européenne sur le devant de la scène», conclut l'analyste.