Présidentielle: Les instituts s'engagent à ne pas faire de sondage «sortie des urnes»

SCRUTIN C'est l'engagement qu'ils ont pris auprès de la Commission des sondages...

Nicolas Bégasse

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Illustration urne et enveloppes. Vote.
Illustration urne et enveloppes. Vote. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

La polémique a enflé ces derniers jours à propos de la publication, sur Internet et notamment via les réseaux sociaux, des premières tendances du premier tour avant 20h ce dimanche. Ce vendredi, Europe 1 affirme qu’un accord a été trouvé entre la Commission des sondages et les instituts de sondage. Dans une conférence de presse au Conseil d'Etat, la Commission a confirmé et détaillé l'information.

Neuf signatures pour un engagement

Le jour de la présidentielle, les instituts de sondage publient habituellement entre 17 heures et 18 heures les premières enquêtes de «sortie des urnes», pas forcément fiables mais qui dégagent une première tendance. Ces sondages sont destinés aux rédactions, et leurs résultats ne peuvent pas être légalement publiés ou mentionnés. Pour cette année, la Commission des sondages a fait signer aux neuf principaux instituts de sondage un engagement à ne pas réaliser ces enquêtes.

Les médias étrangers privés d'estimations

Selon cet accord, seuls les chiffres des premiers dépouillements, plus fiables, seront communiqués, et ce pas avant 18h45. Même si les fuites seront alors toujours possibles, elles auraient donc lieu plus tard, et avec des chiffres plus fiables… mais seraient toujours susceptibles de poursuites.

Un second engagement a été pris: les neuf instituts ne communiqueront pas les résultats obtenus à partir du dépouillement aux médias étrangers qui, vu qu'ils ne risquent aucune poursuite en révélant ces données avant 20h, ont prévenus qu'ils le feraient. Quant aux radios et aux télés françaises, elles se sont engagées à ne diffuser aucune estimation avant 20h. Avec ces trois engagements, la Commission des sondages espère préserver la sincérité et la liberté de vote des électeurs.