Au Bataclan, Nicolas Dupont-Aignan promet une révolution

REPORTAGE Le candidat souverainiste réunit mardi soir ses partisans dans la célèbre salle parisienne...

Anne-Laëtitia Béraud, au Bataclan

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Nicolas Dupont-Aignan lors de son meeting au Bataclan, à Paris, le 17 avril 2012.
Nicolas Dupont-Aignan lors de son meeting au Bataclan, à Paris, le 17 avril 2012. — AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

Pas de spectacle ce mardi soir dans la salle parisienne du Bataclan, mais le dernier meeting de campagne du candidat Nicolas Dupont-Aignan. A cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle, le souverainiste, actuellement crédité de moins de 2% d'intentions de vote, développe pendant une heure et demi les thèmes qui ont nourri sa campagne.

Sortie de l’euro, critique au lance-flammes des « dirigeants et de leurs copains banquiers », « libération de la dictature de la finance et de l’Europe » car «l’Europe n’est pas faite pour transformer la France en Roumanie bis », le candidat se fait aussi l’apôtre, sous la grande boule à facettes, du suffrage universel : «Libérez-vous des promesses, des slogans et des partis (….) De grâce, allez voter, je vous le demande pour la France ».

« Nous irons dans la rue après l’élection s’il le faut »

Ironisant sur les neuf autres candidats à la présidentielle,- comparant notamment Jean-Luc Mélenchon «aux crocodiles, ils ont une grande gueule mais des petits bras »-, le député-maire d’Yerres (Essonne), ancien du RPR et de l'UMP, dénonce une campagne « si étrange que seuls les nouveaux candidats, les candidats alternatifs ont porté des idées ».

Se plaçant une nouvelle fois sous la figure tutélaire du général de Gaulle, le candidat, qui n’a jamais refusé le terme de populiste promet : « Nous irons dans la rue après l’élection s’il le faut », si le « racket » des dirigeants qui ont signé les traités européens continue, car, selon le candidat, « il s’agit de libérer les peuples d’Europe et la France ». S’apaisant, il confie à la salle pleine à craquer que « la pauvreté génère les haines et les révolutions »

« Je suis le candidat des petits »

Pour Nicolas Dupont-Aignan, la révolution se réalisera grâce aux urnes…surtout lors des prochaines élections législatives. Le candidat, qui souhaite présenter des candidats dans 400 circonscriptions sur 577, explique à ses partisans : « Nous avons semé pour l’avenir. Les nouveaux convertis ont trouvé en moi l’offre politique qu’ils attendaient, radicalement différente des autres candidats (…) A ceux qui s’interrogent sur mon positionnement politique, je leur réponds ‘je m’en fous ‘».

« Vous êtes les précurseurs (…) Plus nous pèserons au premier tour, plus nous pèserons au second tour, plus nous aurons la capacité de faire grandir le mouvement, en dehors de l’UMP, du PS et des extrêmes ». Avant d’ajouter : «Nous sommes des gueux, en haillons, nous sommes des petits. Je ne suis pas un petit candidat, mais le candidat des petits. Ce sont les petits qui sont les plus nombreux dans notre pays (…) ce sont toujours les petits qui ont libéré la France. »