Présidentielle: Sarkozy veut «ouvrir un dialogue» avec la BCE sur la croissance économique

avec AFP

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Nicolas Sarkozy a assuré mardi qu'il était favorable à l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), mais qu'il était nécessaire en contrepartie "d'ouvrir un dialogue" avec elle au sujet de son rôle dans le soutien à la croissance économique en Europe.
Nicolas Sarkozy a assuré mardi qu'il était favorable à l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), mais qu'il était nécessaire en contrepartie "d'ouvrir un dialogue" avec elle au sujet de son rôle dans le soutien à la croissance économique en Europe. — Alain Jocard afp.com

Nicolas Sarkozy a assuré ce mardi qu'il était favorable à l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), mais qu'il était nécessaire en contrepartie «d'ouvrir un dialogue» avec elle au sujet de son rôle dans le soutien à la croissance économique en Europe.

«Je suis pour l'indépendance, mais justement parce qu'il y a l'indépendance, il faut pouvoir discuter (...) la condition de l'indépendance, c'est le dialogue, c'est justement parce qu'on est indépendant qu'on doit dialoguer», a déclaré Nicolas Sarkozy sur France Inter.

«Ce qui ne va pas, c'est cette idée folle qui consiste à dire que parce que la banque centrale est independante, on n'a pas le droit de parler, c'est tout le contraire», a-t-il poursuivi, «la politique des changes dépend en commun de la Banque centrale européenne et des chefs d'Etat et de gouvernement dans les traités, donc ce n'est pas un gros mot».

«Ouvrir le débat» sur la Banque centrale européenne

Le président et candidat de l'UMP a annoncé dimanche sa volonté, s'il est réélu, d'«ouvrir le débat» sur la Banque centrale européenne et son rôle dans le soutien de la croissance en Europe, reprenant un thème déjà évoqué avant lui par son principal rival, le socialiste François Hollande.

Très attaché à l'indépendance de la BCE, le gouvernement allemand a répété lundi sa «conviction profonde» que la BCE devait exercer son mandat de manière «indépendante», ajoutant que sa position était «connue à Paris».