Présidentielle: Tout ce qu'il faut savoir sur le scrutin du 22 avril et du 6 mai

ELECTION Toutes les données du scrutin présidentiel passées au crible...

Avec Reuters

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Vue du palais de l'Elysée.
Vue du palais de l'Elysée. — E. FEFERBERG / AFP

Voici les principales données du scrutin présidentiel qui aura lieu le 22 avril et le 6 mai prochain en France.

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Scrutin

Quelque 44,5 millions d'électeurs ont appelés aux urnes. En métropole, les bureaux de vote seront ouverts le 22 avril et le 6 mai de 8h à 18h, voire 20h dans les grandes villes.

Les Français sont appelés pour la neuvième fois depuis les débuts de la Ve République, en 1958, à élire au suffrage universel direct leur président dont le mandat, depuis le référendum de septembre 2000, a été ramené de sept à cinq ans.

Les électeurs ont cette fois-ci le choix entre dix candidats dont l'ordre a été fixé par le Conseil Constitutionnel. L'écologiste Eva Joly (EELV), la présidente du Front national Marine Le Pen, le président sortant Nicolas Sarkozy (UMP), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Jacques Cheminade (Solidarités et Progrès), Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), le centriste François Bayrou (MoDem), le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et le socialiste François Hollande sont sur la ligne de départ.

La campagne officielle s'achèvera le 20 avril à minuit. Toute propagande électorale sera alors interdite ainsi que la publication de sondages. Le Conseil constitutionnel proclamera le mercredi 25 avril les résultats officiels du premier tour.

La campagne officielle pour le second tour commencera le 27 avril pour s'achever le 5 mai. La proclamation officielle des résultats aura lieu le jeudi 10 mai. Une autre campagne s'ouvrira alors, celle des législatives des 10 et 17 juin.

Bureaux de vote à l'étranger

L'élection a lieu dans le cadre national, le territoire de la République constituant une circonscription électorale unique. Les Français de l'étranger - ils sont 1.075.746 inscrits sur les listes électorales - peuvent voter dans les consulats et les ambassades, au total 780 bureaux à travers le monde.

C'est en Suisse qu'il y a le plus grand nombre de bureaux de vote pour les Français qui y résident (82 bureaux). Viennent ensuite les Etats-Unis (67), la Belgique (53), l'Espagne (37), l'Allemagne (35), le Canada (33), le Royaume-Uni (26), le Maroc (22), l'Italie (19) et la Chine (16). De plus, et pour la première fois, les Français de l'étranger, qui élisaient déjà 12 sénateurs, vont élire les 10 et 17 juin 11 des 577 députés.

Abstention

Depuis 1965, le taux d'abstention aux élections présidentielles en France varie entre 15 et 30% avec un record de 31,1% lors du second tour du scrutin de 1969. Au second tour, il était de 15,7% en 1965 et de 31,1% en 1969. Ce record jamais égalé tient au fait que le second tour opposait le néo-gaulliste Georges Pompidou au centriste Alain Poher, la gauche ayant été éliminée dès le premier tour. En 1974, le taux d'abstention baisse à 12,7% au second tour. Il remonte à 14,1% en 1981 et à 15,9% en 1988.

L'élection de 1995, qui verra Jacques Chirac l'emporter sur le socialiste Lionel Jospin après avoir éliminé son rival à droite Edouard Balladur, se traduit par une remontée de l'abstention, à 20,3% au second tour. En 2002, un record de premier tour est battu avec un taux d'abstention de 28,4%. Avec la multiplication des candidatures à gauche, ce sera l'une des causes de l'élimination de Lionel Jospin. L'abstention est ramenée à 20,3% au second tour, qui verra la victoire de Jacques Chirac sur Jean-Marie Le Pen.

Pour l'élection présidentielle de 2007, les taux sont sensiblement les mêmes au premier et au second tour: respectivement 16,2 et 16%.

Les comptes de campagne

Les candidats à l'élection présidentielle bénéficient d'une aide de l'Etat pour leurs dépenses de campagne qui restent toutefois plafonnées. Ils doivent désigner un mandataire chargé de recueillir des fonds qui doit tenir un compte retraçant l'ensemble des recettes et des dépenses. Ce compte sera ensuite examiné par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Les dons, qui doivent provenir de personnes physiques et des partis politiques, doivent être versés au compte du mandataire. Les dons des personnes physiques sont plafonnés à 150 euros pour les versements en espèces. Tout don de plus de 150 euros dot être effectué par d'autres moyens. Le montant des dons consentis aux candidats ne peut excéder 4.600 euros pour une seule personne physique et pour toute l'élection présidentielle.

Les dépenses de campagne ont pu être engagées à compter du 1er avril 2011. Pour le premier tour, le plafond actuellement en vigueur est fixé à 16.851 millions d'euros et à 22.509 millions pour chacun des candidats présents au second tour. L'Etat prend en charge une partie des dépenses comme celles engagées pour la campagne officielle, l'acheminement de la propagande et l'impression des bulletins de vote.

- Les candidats qui ont obtenu 5% ou moins des suffrages exprimés ont droit à une somme égale au maximum à 4,75% du montant des dépenses électorales, soit 800.423 euros.

- Les candidats ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés au premier tour ont droit au maximum à 47,5% du montant du plafond des dépenses électorales fixé pour le premier tour de scrutin, soit 8,004 millions d'euros.

- Les candidats présents au second tour de scrutin ont droit au maximum à 47,5% du montant du plafond des dépenses électorales, soit 10.691.000 euros.

Les candidats ayant dépassé le plafond légal des dépenses électorales ou qui n'ont pas déposé de compte de campagne dans le délai prescrit ne bénéficient pas du remboursement. L'illégalité d'une recette ou d'une dépense entraîne une sanction allant de la diminution du remboursement forfaitaire au rejet du compte de campagne qui prive de ce fait le candidat du remboursement forfaitaire.

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