Devant le château de Vincennes, François Hollande appelle à la mobilisation

PRESIDENTIELLE A une semaine du premier tour et alors que l'abstention menace...

Matthieu Goar

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Vincennes le 15 avril 2012. Reunion publique meeting grand rassemblement populaire de Francois Hollande candidat PS a l'election presidentielle 2012 pour le Parti Socialiste.
Vincennes le 15 avril 2012. Reunion publique meeting grand rassemblement populaire de Francois Hollande candidat PS a l'election presidentielle 2012 pour le Parti Socialiste. — A. GELEBART / 20 MINUTES

De notre envoyé spécial à Vincennes

Une semaine pour mobiliser. Devant plus de 100.000 personnes réunies, selon le PS, dans le Parc du Château de Vincennes, François Hollande a fixé la ligne de la dernière semaine de campagne avant le premier tour: éviter la dispersion à gauche et faire venir les électeurs dans les isoloirs. «Nous avons à vaincre le fatalisme, la résignation qui nourrissent l'abstention. Jusqu'au bout, j'irai chercher tous ces électeurs pour les sortir de leur isolement, de leur doute, de leur repli»,  lance-t-il alors que l’Ifop estime dans le JDD que 29% des Français n’ont pas l’intention de se déplacer dimanche prochain.

Mélenchon visé sans être nommé

Premier candidat visé sans être nommé: Jean-Luc Mélenchon dont la montée dans les sondages (17% chez CSA) pourrait fragiliser le score de Hollande au premier tour. «Je dois traduire ces colères en acte de gouvernement. La gauche, elle est diverse, ellle ne sera pas désunie, elle se rassemblera», poursuit Hollande en reprenant des mots de Mitterrand, une référence systématique depuis le début de la campagne: «Candidat des socialistes, je suis aussi le seul candidat de gauche en mesure de l'emporter. Je demande à ceux qui veulent une autre politique de me donner tous les moyens de gagner l'élection présidentielle.»

Depuis le début de la campagne, le candidat socialiste a toujours estimé les résultats du second tour se nourrirait de la dynamique du premier tour. Traumatisés par le 21 avril 2002, il refuse très souvent d’évoquer l’entre-deux tours, rappelle l’ordre des priorités, met en garde contre «l’anesthésiante euphorie (…) qui confond sondages et élections». «Alors nous aurions perdu la mémoire? Nous n’avons pas assez payé le prix de ces illusions pour y succomber de nouveau? Ne nous laissons pas engourdir par les fausses évidences, les coupables servitudes, ou même les tentations des plus empressés de se partager des postes», tance Hollande devant l’aréopage des dirigeants du PS et alors que les rumeurs des noms des ministrables bruissent de plus en plus dans les entourages.

Attaquer Sarkozy

Dans le vent froid de Vincennes et entre deux éclaircies («Ca se réchauffe. Même là-haut, il nous écoute»), Hollande rappelle comme souvent les grandes heures de la gauche, de 1789 à Pierre Mendès-France, déroule les grandes lignes de son programme et tape sur Sarkozy. «Il a dit que notre victoire affolerait les marchés. Pour le moment,  il n'y a que lui qui s'affole. En appeler à la peur, c'est déjà battre en retraite », martèle-t-il avant de conclure. «Ce qui compte, ce n'est pas d'être les plus riches ou les plus puissant, c'est d'être les plus nombreux.» Et notamment le 22 avril.

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