Revivez le meeting de la Concorde en direct

A la Concorde, Alexandre Sulzer

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Préparatifs pour le meeting de Nicolas Sarkozy, place de la Concorde, à Paris, le 15 avril 2012.
Préparatifs pour le meeting de Nicolas Sarkozy, place de la Concorde, à Paris, le 15 avril 2012. — K.TRIBOUILLARD / AFP
>>>Envolées lyriques, appel à la Nation, au "peuple de France, cette majorité silencieuse", Nicolas Sarkozy a jeté ces dernières forces place de la Concorde pour faire déjouer les pronostics qui le donnent perdants. Volontariste, il a déclaré qu'ils "ne gagneront pas si vous décidez que vous voulez gagner!". Pas de nouveautés sur le fond si ce n'est un débat "sur le rôle de la BCE dans la croissance".

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16h05 : Musique de fin de meeting. Nicolas Sarkozy s'en va en serrant les mains.

16h03 : Sarkozy achève son discours

"peuple de France, entend mon appel, Françaises, Français, aidez-moi! C'est ici, c'est maintenant!" Fin du discours. La Marseillaise s'élève.

16h01 : NS cite Victor Hugo. Puis : "Mes chers compatriotes, entendez mon appel! La France du général De Gaulle et de Victor Hugo, cette France, c'est votre France, prenez votre destin en main, dressez-vous, dites-ce que vous avez sur le coeur, dites-le maintenant, n'avez pas peur, ils ne gagneront pas si vous décidez que vous voulez gagner!"

16h : séquence sur la "vocation de la France dans le monde" : les chrétiens d'Orient, l'union pour la Méditerranée, une initiative de paix au Proche-Orient...

15h59 : "deux voies sont possibles. L'une imposera les solutions du passé (...), l'autre est tournée vers l'avenir."

15h55 : NS veut se battre pour "l'Europe de la croissance". "Sur le rôle de la banque centrale dans le soutien à la croissance, nous allons ouvrir le débat."

15h55 : NS pose la question du rôle de la banque centrale européenne, une "question importante que l'on ne peut pas éluder".

15h52 : "nous avons commis une erreur pendant trente ans en passant la Nation par pertes et profits. (...) Nous avons eu tort de négliger les frontières, d'ouvrir les marchés sans contrepartie, de laisser la bureaucratie prendre le pas sur la volonté politique, de bâtir une Europe de la consommation sans nous soucier de l'Europe de la production". Fin du mea culpa collectif. NS rappelle sa volonté de suspendre Schengen s'il le faut d'ici un an.

15h50 : "nous n'accepterons jamais le communautarisme et tout ce qui va avec. Je parle de l'école et de la famille. L'école, elle appartient au peuple de France et pas aux organisations syndicales qui n'ont que le mot statut en bouche".

15h49 : "je parle au peuple de France, pas à la gauche, pas à la droite".

15h47 : Sarkozy propose "les 30 Glorieuses du 21e siècle", de "mobiliser toutes les forces intellectuelles, morales et sociales de la Nation", "déconstruire un Etat bureaucratique pour un Etat entrepreneur".

15h46 : Sarkozy parle d'un "nouveau modèle social" dans lequel les chômeurs doivent accepter l'emploi qu'on leur propose" mais aussi aux formations. "La jalousie, l'amertume, l'envie ne sont pas des valeurs françaises."

15h44 : "Hollande en Corrèze, Sarkozy à l'Elysée", hurle (à nouveau) la foule. Sarkozy reprend sur l'innovation et la recherche. Puis s'en prend à "la dictature de la finance, à sa tyrannie de la rentabilité à court terme."

15h43: "j'ai besoin que vous rassembliez toutes vos forces."

15h39 : "la décision dans 3 semaines" est "un choix historique". "On va gagner", scande la foule. "La France, ce n'est pas le nom d'un pays, c'est le nom d'une civilisation", reprend Sarkozy. "Quand on entend la France, on entend Molière, Voltaire, Chateaubriand." Et de citer Charles Peguy (comme François Bayrou), le cri de Valmy, la Grande révolution, Napoléon, le général De Gaulle, Aimé Césaire, Zola, Hugo. "Nous n'avons pas le droit ici place de la Concorde de laisser dilapider l'héritage de la France éternelle."

15h39 : "ce qui est en jeu, c'est la survie d'une civilisation, la nôtre"

15h36 : "je comprends l'envie de dire non à tout pour ceux qui ont le sentiment d'avoir perdu la maîtrise de leur destin. (...) Mais dans la situation de la France, nul ne peut espérer s'en sortir seul. Alors, je suis allé à la rencontre des Français. Ils demandent  la justice, la liberté et l'espoir. Comment répondre à cette triple demande si l'on tourne le dos à la réalité?"

15h35 : "les mensonges font toujours plus de mal que la vérité, voilà la vérité!" CQFD

15h34 : "où voulons-nous aller, nous, les Français? Jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les choix n'ont été aussi lourds".

15h33 : "le 22 avril et le 6 mai, il ne s'agira pas de choisir un camp mais choisir pour l'avenir. Je veux m'adresser à la majorité silencieuse".

15h32 : "vous êtes les représentants de ceux qui n'ont pas pu venir (...) mais qui sont fiers de la France, de sa culture, de sa langue, de son identité, de ceux qui n'en peuvent plus du dénigrement systématique".

15h30 : "les coeurs qui battent sur cette place battent à l'unisson". Et de citer Malaparte qui parlait de la place de la Concorde : "ce n'est pas une place, c'est une idée. Tout ce qui est vraiment français finit ici".

15h30 : "des profondeurs du pays, la France a répondu présente sur cette place".

15h29 : "j'ai donné rendez-vous à la France que l'on entend jamais, à celle qui affronte les difficultés de la vie sans jamais rien demander, à celle qui ne proteste pas, qui ne casse pas."

15h28 : entrée en scène de Nicolas, en même temps que François Hollande. Un hasard incroyable. "Ils pensaient que vous ne viendriez pas, peut-être même espéraient-ils que le peuple de France ne viendrait pas".

15h26 : "vive la France, vive la République!". Sarkozy entre en scène

Fillon termine son discours par un très officiel "vive la France, vive la République!" Bande-son pour l'arrivée du Président (avec une demie-heure d'avance). Il serre les mains, la sono tremble.
15h24 : Fillon sort son Magnum contre Hollande

"La France a besoin d'un chef d'Etat, pas d'un compteur de bonne aventure." La foule réplique : "Hollande en Corrèze, Sarkozy à l'Elysée".
15h19 : Fillon défend le bilan, comme d'hab

C'est SON rôle dans la campagne : François Fillon défend le bilan de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Et de comparer avec ce que la gauche aurait fait à leur place. "Ils disent oui à tout le monde et non à tout ce qui est difficile". "Non, monsieur Hollande, la France n'est pas à genoux". (Carla Bruni arrive, tout de fuschia vêtue). Fillon réattaque sur Mélenchon qui s'imagine "en mutin du Potemkine mais finira en ferailleur du Titanic".
15h16 : Fillon appelle à récuser ceux qui promettent des lendemains faciles

Fillon appelle à récuser "ceux qui promettent des lendemains faciles" et qui "se drapent dans les drapeaux rouges." Le Premier ministre appelle à se libérer "des déficits". Et qualifie de "courageux" et "clairvoyants" les sympathisants assemblés place de la Concorde. "C'est quoi le rêve français de François Hollande? Les 35h et pas une de plus? La promesse illusoire d'une retraite à 60 ans?" (Enrico Macias apparaît à l'écran).
15h13 : Fillon prend la parole

Le Premier ministre : "nous n'avons qu'une patrie mais qu'elle est belle. Ici, aucun coeur ne bat en solitaire." Et d'évoquer "de longs chemins tracés par nos rois (...)". "Paris est à nous" : un message subliminal pour les prochaines municipales?
15h12 : Copé rappelle qu'il reste 7 jours

"7 jours, il nous reste 7 jours pour convaincre."
15h10 : Copé sort son bazooka contre la gauche

"Au PS qu'il a dirigé pendant plus de 10 ans, Hollande a laissé proliférer de véritables systèmes mafieux. (...) Eva Joly voudrait supprimer ce grand moment de communion nationale [14 juillet] pour organiser à la place un pique-nique géant avec des collectifs de sans-papiers."
15h07 : Copé parle du "retour de la majorité silencieuse"

"Dimanche prochain, vous allez faire parler les urnes. Une fois de plus, vous allez surprendre le monde, vous allez montrer que les sondages, les éditoriaux, les prévisions font peut-être un candidat mais pas un Président. Dimanche prochain, c'est le retour de la France silencieuse!"
15h06 : Fillon arrive

François Fillon arrive alors que Jean-François Copé parle. Pour lui voler la vedette?
15h04 : Copé fustige Saint-Germain-des-Prés

"De l'autre côté de la Seine, à Saint-Germain-des-Prés, on nous disait que tout était joué. On nous demandait de regarder la gauche gagner, sans rien dire." Copé à la foule : "vous êtes des braves". Comme Napoléon à ses soldats à Austerlitz. Rien que ça...
15h02 : Nadine Trintignant soutient aussi Sarkozy

Nadine Trintignant y va aussi de son message. Jean-François Copé reprend la parole, fin de la séquence people.
14h58 : Claude Lellouche intervient

Claude Lellouche monte sur scène. "Après 50 ans de cinéma, la seule certitude, c'est que les choses ne se passent jamais comme on les avait imaginées. C'est pourquoi il ne faut pas trop se fier au sondage. Pour les 5 prochaines années, nous aurons besoin d'un bon metteur en scène. Ce metteur en scène, j'ai l'intime conviction que c'est Nicolas." "Je n'hésite pas, je suis là pour Nicolas". Chabadabada...
14h57 : Véronique Genest rappelle son soutien dans une vidéo

L'actrice ne pouvait être là mais elle intervient dans une vidéo pour dire qu'elle "n'est pas une girouette" et qu'elle soutient toujours Nicolas Sarkozy. Merci Véro, "bon dimanche", finit-elle.
14h53 : Juppé défend le bilan diplo

Le ministre des Affaires étrangères rappelle l'action en Libye, le dialogue franco-allemand... "Son action nous a ramenés dans la course, (...) le vrai changement, c'est lui, c'est nous". "Attention au rétropédalage en arrière, à la lutte des classes, attention au conservatisme socialiste". Juppé cible "l'envoi d'émissaires" de François Hollande "à Mexico" en référence à Michel Vauzelle dans l'affaire Cassez.
14h51 : Juppé monte sur la scène

Alain Juppé : "qu'elle est belle la foule et que votre présence fera chaud au coeur de Nicolas Sarkozy!"
14h47 : Bertrand défend le bilan

"Quand on vous parle du bilan, ne baissez pas les yeux, vous pouvez en être fiers!"
14h41 : entrée en scène de Xavier Bertrand

Xavier Bertrand lance: "Nicolas va gagner!". "Vous ne voulez pas qu'on décide à votre place!" "Il va falloir la même campagne que Nicolas lui-même : expliquer ce qu'il a fait, ce qu'il veut faire." "Jamais une élection présidentielle n'aura été aussi déterminante."
14h41 : "vous êtes la vague, la lame de fond"
 
14h38 : NKM récite le bilan

NKM rappelle le bilan : le Grenelle de l'environnement, retraites, service minimum... "Le monde a changé, il n'y a que les socialistes qui ne s'en soient pas rendus compte." "Vous êtes leur désaveu et leur cauchemar, leur surprise, la France silencieuse qui, enfin, parle et s'exprime".
14h33 : au tour de NKM de prendre la parole et d'attaquer Hollande

"Impressionants, vous êtes impressionants, vous êtes si nombreux, si forts, vous êtes tous là à l'appel de Nicolas Sarkozy". "C'est maintenant que nous devons nous lever et nous battre pour triompher", lance la ministre. A l'évocation du PS, la foule hue. "Cette élection n'est pas une formalité. Ils [les socialistes] nous disent que tout est arrangé, ils ont fait les ministères et les cabinets ministériels". "Hou!!!!!!", répond la foule. "Ils envoient déjà des représentations diplomatiques à l'étranger". "Sous l'apparence d'un air débonnaire, le cynisme, cible-t-elle Hollande. Tout respire le faux."
14h33 : Copé annonce 100.000 participants

Jean-François Copé annonce 100.000 participants. Pourtant, la place est loin d'être remplie.
14h31 : "Nicolas, Nicolas!"

La foule commence à scander "Nicolas, Nicolas!". Puis Jean-François Copé arrive sur scène. Premier à prendre la parole. "Quelle joie, quelle émotion", lance-t-il.
 14h30 : tout va très bien

On s'ennuie. Monsieur loyal demande : "tout va bien? tout va très bien?"
14h27 : la Concorde grelotte...

Les milliers de sympathisants UMP ont froid, d'autant que le meeting, annoncé à 14h, met du temps à commencer...
14h20 : J-F Copé est là aussi

Le numéro 1 de l'UMP, Jean-François Copé, arrive. Sans effusion.
14h17 : Alain Juppé arrive

Le ministre des Affaires étrangères arrive sur la place, accompagné du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.
14h09 : retour sur le best of des meetings

Sur grand écran s'enchaînent les images des précédents meetings qui ont marqué la campagne du candidat UMP.
14h07 : NKM souhaite la victoire

NKM souhait "la victoire" (avec la voix cassée). "On va gagner", reprend la foule dans laquelle de mystérieuses danseuses tahitiennes, vêtues chichement, se sont glissées.
14h05 : du monde dans le froid

Plusieurs milliers de personnes sont réunies place de la Concorde, il fait froid, il y a du vent, les indécrottables drapeaux tricolores flottent vivement. Mais la sono crache de la musique à fond, les clips s'enchaînent sur grand écran, de quoi réchauffer le coeur des sympathisants. NKM est interrogée par le monsieur loyal de la soirée. L'ex-ministre dit "bravo" aux militants.

 C'est le dernier grand meeting de Nicolas Sarkozy avant le premier tour, une démonstration de force face au socialiste François Hollande qui réunit ses sympathisants à Vincennes. Suivez en direct le meeting de Nicolas Sarkozy place de la Concorde.