Présidentielle: Nicolas Sarkozy et François Hollande se défient à Paris

POLITIQUE Le chef de l'Etat sera place de la Concorde tandis que le candidat socialiste parlera à Vincennes...

avec AFP

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A une semaine du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande se défient dimanche à Paris, le premier place de la Concorde et le deuxième sur l'esplanade du château de Vincennes, avec deux meetings monstre en plein air.
A une semaine du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande se défient dimanche à Paris, le premier place de la Concorde et le deuxième sur l'esplanade du château de Vincennes, avec deux meetings monstre en plein air. — Thomas Samson afp.com

A une semaine du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande se défient ce dimanche à Paris, le premier place de la Concorde et le deuxième sur l'esplanade du château de Vincennes, avec deux meetings monstres en plein air.

Malgré la météo incertaine et les difficultés de circulation attendues pour cause de marathon de Paris, plusieurs dizaines de milliers de partisans sont attendus par le PS et l'UMP. Les deux camps s'en défendent mais, à J-7, leurs démonstrations de force ont déjà pris des allures de bras de fer populaire.

«Je sens une mobilisation, je sens une volonté»

Les deux candidats favoris de la présidentielle ont prévu de prendre la parole quasi-simultanément. François Hollande à 15h30 après une introduction du maire de Paris Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy à 16h après un long casting de responsables politiques et de «personnalités» tenu secret pour faire monter le suspense.

«Demain je vais réunir beaucoup, beaucoup, beaucoup de Français. Je sens une mobilisation, je sens une volonté», a pronostiqué le président-candidat samedi, à l'issue d'une réunion publique à Bompas, près de Perpignan. Son angle d'attaque: s'adresser «à la France silencieuse, à celle qui ne casse pas les abribus, à celle qui ne demande rien d'autre que la permission de pouvoir travailler (...) celle qui aime sa famille, qui aime son terroir, qui aime son pays». Avec l'intention de rassembler sur son nom l'ensemble de l'électorat de droite et du centre mais aussi celui, perdu depuis 2007, de la candidate du Front national, Marine Le Pen.

La «Concorde-discorde»

Son lieu, la place de la Concorde, symbole de la droite, là où lui-même avait fêté sa victoire en mai 2007. A quelques encablures, des groupes musicaux (le leader du groupe Kassav, Jacob Devarieux et l'orchestre «Le Bal») chaufferont la foule de gauche attendue sur l'esplanade du Château de Vincennes.

«Ce n'est pas le plus grand nombre de participants à Paris-Vincennes ou à la "Concorde-discorde" qui feront la décision ou la différence. Ce sera le nombre d'électeurs», a prévenu jeudi François Hollande. Mais quoi qu'ils s'en défende, c'est bien un duel du type «combien de divisions» qui est engagé. En coulisses, permanents et bénévoles du PS ont travaillé d'arrache-pied pour remplir les bus et les trains qui déverseront leurs troupes à Paris et parfaire le «show» de leur champion.