Présidentielle: Ce qu'il faut retenir de la journée de campagne du 13 avril

SYNTHÈSE oups d'éclat, grosses colères ou attaques ras-les-pâquerettes, le résumé quotidien de la campagne présidentielle par «20 Minutes»...

Nicolas Bégasse

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Les dix candidats pour l'élection présidentielle 2012.
Les dix candidats pour l'élection présidentielle 2012. — 20 MINUTES

Les soutiens doux-amers du jour

Ce sont ceux qu’a reçu Eva Joly. La candidate d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV) a reçu deux soutiens de marque: celui de Yann Arthus-Bertrand d’abord, sincère mais pas forcément le bienvenu, beaucoup de membres d’EELV ne portant pas dans leur cœur le photographe globe-trotter. Celui de Daniel Cohn-Bendit ensuite, doux-amer à deux titres: d’abord parce que l’eurodéputé dit qu’il va voter Joly malgré une campagne «pas transcendante», ensuite parce que, n’ayant pas la nationalité française, Cohn-Bendit ne pourra tout simplement pas voter.

La «pas ministrable» du jour

«Les personnalités issues de la société civile, aussi talentueuses soient-elles, ont eu souvent des difficultés pour accéder aux fonctions publiques»: François Hollande a tué dans l’œuf la carrière de ministre d’Anne Lauvergeon ce vendredi, qui était pourtant pressentie comme ministre de son éventuel gouvernement depuis son livre à charge contre Nicolas Sarkozy et sa gestion du nucléaire français. «Message envoyé, message reçu», a répondu, sobrement, l’ancienne patronne d’Areva.

Le grincement du jour

C’est un lit, qui a grincé de manière inopportune lors d’une conférence de presse de Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat souverainiste, un peu décontenancé à l’écoute de ces ébats grinçants, a même demandé à son équipe «d’aller voir à côté» parce qu’il y avait du bruit. A écouter sur RTL.

La dissolution du jour

C’est celle de Philippe Poutou que prononcerait le même Philippe Poutou en cas de victoire le 6 mai prochain. «[Si je deviens président de la République, je m’auto-dissous. On pose le problème de la démocratie. Aujourd’hui, qu’une personne puisse avoir autant de pouvoir, c’est anormal et anachronique. On est pour des assemblées constituantes, une véritable démocratie, mais cela voudrait dire construire une démocratie réelle, une démocratie directe mais par en bas.»

La vidéo du jour

Mise en ligne par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), elle montre Marine Le Pen dans sa salle de bain qui, une fois démaquillée, a le visage de son père