Pécresse réaffirme que Bayrou pourrait être Premier ministre de Sarkozy

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Ex-ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse a accusé François Hollande et le PS d'avoir "fait perdre un an à la France et à l'Europe dans la construction d'une véritable union économique, du fait de leur opposition à la règle d'or débattue au Parlement l'été dernier et de leurs atermoiements successifs".
Ex-ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse a accusé François Hollande et le PS d'avoir "fait perdre un an à la France et à l'Europe dans la construction d'une véritable union économique, du fait de leur opposition à la règle d'or débattue au Parlement l'été dernier et de leurs atermoiements successifs". — Jacques Demarthon afp.com

La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a réaffirmé ce vendredi que François Bayrou ferait «un très bon Premier ministre» de Nicolas Sarkozy si celui-ci était réélu, après avoir déjà dit fin mars que «tout était possible» sur ce sujet. «Je pense qu'on est très proches des préoccupations des électeurs de François Bayrou. Après (sur) la personnalité de François Bayrou, oui, bien sûr il pourrait faire un très bon Premier ministre», a-t-elle assuré dans L'Emission politique des sites L'internaute et Le Journal du Net.

«Mais on n'est pas en train de distribuer les postes, a-t-elle aussitôt précisé, on est en train de parler de projets, de convictions, et il y a clairement deux projets: un projet de création d'emplois publics, de dépenses (...) et un projet de réforme plus courageux, plus audacieux, et de désendettement.» Fin mars, Valérie Pécresse avait déjà estimé à propos d'une éventuelle nomination de François Bayrou à Matignon en cas de réélection de Nicolas Sarkozy que «tout était possible» et que cela «dépendrait des accords de second tour».

Double appel du pied au candidat centriste

Jeudi et vendredi, Nicolas Sarkozy a fait un double appel du pied au candidat centriste, promettant tout d'abord un «grand rassemblement de l'unité nationale» en cas de réélection puis affirmant une «proximité» entre François Bayrou et lui sur «l'équilibre des finances publiques». Plus direct, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a assuré dans Le Figaro Magazine publié ce week-end que le leader centriste pourrait «sûrement» être le prochain chef de gouvernement.

«Je pense d'abord que les préoccupations qui sont exprimées par François Bayrou et beaucoup par ses électeurs sont des préoccupations auxquelles nous apportons une réponse», a appuyé Valérie Pécresse, citant les dossiers de «la réforme de l'école», «la réforme de la formation professionnelle», l'«apprentissage», l'«avenir» et les «générations futures».

D'après elle, c'est Nicolas Sarkozy «qui porte le vrai programme, un programme de réforme, et je pense que les électeurs de François Bayrou veulent profondément le mouvement et ne veulent pas tomber dans la démagogie». «Le président de la République a pris l'engagement de l'ouverture, de continuer l'ouverture», a assuré Valérie Pécresse.