Marine Le Pen dénonce les permissions de sortie des détenus pour voter

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La candidate du Front national à l'Elysée, Marine Le Pen, a dénoncé jeudi les permissions de sortie accordées aux détenus pour aller voter à la présidentielle, en demandant "combien vont retourner dans leur cellule" aux soirs des 22 avril et du 6 mai.
La candidate du Front national à l'Elysée, Marine Le Pen, a dénoncé jeudi les permissions de sortie accordées aux détenus pour aller voter à la présidentielle, en demandant "combien vont retourner dans leur cellule" aux soirs des 22 avril et du 6 mai. — Philippe Desmazes afp.com

La candidate du Front national à l'Elysée, Marine Le Pen, a dénoncé ce jeudi les permissions de sortie accordées aux détenus pour aller voter à la présidentielle, en demandant «combien vont retourner dans leur cellule» aux soirs des 22 avril et du 6 mai.

En visite dans l'Yonne, à Brienon-sur-Armençon, Marine Le Pen a dénoncé un «décret de novembre 2007, pris donc sous l'égide de Nicolas Sarkozy», selon lequel «ceux qui ont été condamnés à une peine de moins de 5 ans» ferme et «à plus de 5 ans mais qui ont fait la moitié de leur peine» pourront obtenir une permission de sortie pour aller voter au premier et au second tour de la présidentielle.

«Laxisme généralisé»

«Mais combien de milliers de ces prisonniers vont être en circulation le dimanche 22 avril et le dimanche 5 mai (en fait le 6), et combien vont retourner dans leur cellule. Le ministère n'est même pas capable de nous le dire», a-t-elle ajouté, dénonçant un «laxisme généralisé», «du grand n'importe quoi». Interrogée sur le fait que ces permissions de sortie étaient autorisées par un magistrat, elle a demandé à «voir comment un juge est capable de gérer les milliers de demandes qu'il doit probablement avoir dans son bureau».

«Ils sont condamnés par la volonté du peuple français. Est-ce qu'un juge a le droit de dire "et bien je considère que lui n'est pas dangereux, que lui reviendra" ? On a quand même eu assez d'exemples dans le passé d'erreurs de juges», a déclaré la présidente du parti d'extrême droite.

«Ceux qui ont encore leurs droits civiques - ce qui paraît d'ailleurs assez problématique, mais ils les ont - et bien, ils votent en prison. Ils vont pas se balader pendant deux jours, au risque évidemment à nouveau de commettre éventuellemnt des actes de délinquance et au risque bien sûr de ne pas retourner dans la prison le soir», a-t-elle ajouté.

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