Jean-Luc Mélenchon s'emporte contre le «Nouvel observateur»

E.O.

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Jean-Luc Mélenchon tire à boulets rouges sur le Nouvel Observateur. Le leader du Front de gauche est très irrité par la une et le dossier que lui consacre l’hebdomadaire paru ce jeudi, sous le titre «Le grand perturbateur».

«Je suis choqué et révulsé par la charge du Nouvel Observateur contre ma candidature», tempête Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. «Le vocabulaire utilisé régulièrement assimile (Mélenchon) à un dictateur, un mégalomane, un agent de Sarkozy, un admirateur de la guillotine, et j’en passe», renchérit dans un autre communiqué le Front de gauche, qui s’indigne en particulier d’une tribune de Michel Onfray.

«Insinuations méprisables»

Dans une double page, le philosophe détaille les raisons pour lesquelles il «ne votera pas Mélenchon», décrivant notamment le leader du Front de gauche comme partisan d’un «socialisme autoritaire», «protecteur de dictateurs antisémites».  Il s’agit là d’ «insinuations (des) plus méprisables, que l’on avait jusqu’à présent l’habitude de lire sous la plume de militants d’extrême droite», peste le Front de gauche.

«Il soutient Bové puis le lâche, Besancenot puis le lâche, JLM puis le lâche…Mais qu'est-ce qu' #Onfray pas pour passer à la télé…» ironise encore le parti sur Twitter. Avant de s’en prendre directement à Laurent Joffrin en publiant sur le réseau de micro-blogging une photo montrant le directeur de la publication du Nouvel Observateur en compagnie de Jean-Marie Le Pen. «Mais qui côtoie la terreur?» s’interroge le Front de gauche.

 

Les liens entre le père de Laurent Joffrin et l’ex-président du Front national avaient déjà été évoqués, il y a près d’un an, par…Marine Le Pen.  Le directeur du Nouvel Obs’ s’était alors fendu d’une explication sur le site de son hebdomadaire : «Les liens de mon père avec Jean-Marie Le Pen sont connus de longue date» écrivait-il alors. «Depuis plus de quarante ans, j’ai des idées opposées à celles de mon père, qui reste néanmoins mon père. Cela arrive...»