PS et Verts raillent le «revirement» de Sarkozy sur les loyers

Avec Reuters

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La promesse de Nicolas Sarkozy d'encadrer les loyers a fait jeudi l'objet de railleries de la part du Parti socialiste et des Verts qui y voient un revirement du chef de l'Etat et une appropriation d'une mesure prônée par leur candidat respectif. Nicolas Sarkozy s'est engagé à encadrer la hausse des loyers à l'instar de ce qui se fait en Allemagne où un locataire peut attaquer en justice le propriétaire de son logement si son loyer est supérieur à 20% au prix du marché

Dans une intervention télévisée fin janvier, le chef de l'Etat s'était opposé à cette mesure en estimant que cela n'avait «marché nulle part, même à l'époque de l'Union soviétique».

«Gesticulations électorales»

«Sur le logement, Nicolas Sarkozy a dit tout et son contraire en cinq ans. Après avoir fait du 'tous propriétaires' la feuille de route de sa politique depuis 2007, il redécouvre aujourd'hui qu'il existe des locataires en France, qu'ils paient des loyers trop chers et qu'ils vivent mal», dit Thierry Repentin, responsable du pôle habitat et politique de la ville dans l'équipe de François Hollande.

«Nicolas Sarkozy soutient maintenant la proposition d'encadrement des loyers portée par François Hollande tout en assurant qu'elle lui vient en fait de l'Allemagne. Il a besoin de s'abriter derrière le voisin allemand pour rejoindre nos positions sans le dire», ajoute-t-il dans un communiqué.

Raillant la «contradiction» de Nicolas Sarkozy, René Dutrey, conseiller écologiste de Paris et auteur d'un rapport publié en novembre 2011 sur la question, revendique pour sa part la paternité de la mesure. «Les gesticulations électorales de Nicolas Sarkozy témoignent aujourd'hui de la vacuité inquiétante de sa politique du logement, après l'échec brutal de la promesse du "tous propriétaires"», écrit-il dans un communiqué.