Bayrou: La situation de l'Espagne, «ce qui risque d'arriver à la France»

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François Bayrou (MoDem) a averti mercredi que la situation espagnole risquait d'arriver à la France "dans quelques semaines", renvoyant dos à dos la campagne "financièrement insoutenable" de François Hollande et celle, "irréaliste", de Nicolas Sarkozy.
François Bayrou (MoDem) a averti mercredi que la situation espagnole risquait d'arriver à la France "dans quelques semaines", renvoyant dos à dos la campagne "financièrement insoutenable" de François Hollande et celle, "irréaliste", de Nicolas Sarkozy. — Martin Bureau afp.com

François Bayrou (MoDem) a averti mercredi que la situation espagnole risquait d'arriver à la France «dans quelques semaines», renvoyant dos à dos la campagne «financièrement insoutenable» de François Hollande et celle, «irréaliste», de Nicolas Sarkozy.

 

«Pour la première fois sans doute depuis que les élections présidentielles existent, nous vivons heure par heure, en temps réel, dans un pays voisin, l'Espagne, ce qui risque d'arriver à la France dans quelques semaines», a lancé sur France Inter le candidat centriste à l'Elysée. «Donc, personne (...) ne pourra dire: "Je n'étais pas au courant, on ne me l'avait pas dit"», a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy «ne veut pas que l'on parle de son bilan»

«Je ne crois pas avoir manqué une seconde à l'obligation de dire la vérité aux Français (...), d'annoncer aux Français la catastrophe que l'accumulation de dettes représente pour eux (...), le fait de voir le pays s'appauvrir», a-t-il poursuivi, se disant persuadé que son message «sera» entendu des électeurs.

Nicolas Sarkozy «ne veut pas que l'on parle de son bilan» et en ce qui concerne François Hollande, «ce serait extraordinairement grave que d'entrer dans (un) nouveau mandat le carnet de chèques ouvert», a aussi souligné le député béarnais à l'adresse du président-candidat et du candidat socialiste.

«Quand Nicolas Sarkozy dit que la crise est derrière nous, c'est une galéjade. Sarkozy et Hollande trompent les Français. Le 7 mai, ni l'un ni l'autre n'ont la moindre chance de réaliser ce qu'ils disent», a renchéri François Bayrou dans une interview mercredi à Libération. L'élection présidentielle actuelle présente un «enjeu national, historique, comme il n'y en a pas eu depuis très longtemps. L'enjeu, c'est l'avenir du modèle social et républicain français. Selon moi, la France va vers la crise la plus lourde de son histoire depuis au moins cinquante ans», a-t-il poursuivi.