L'euro, un «poison» comparable au Mediator, affirme Dupont-Aignan

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Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à l'élection présidentielle de Debout la République, a fustigé l'euro, mardi à Gujan-Mestras (Gironde), voyant dans la monnaie unique européenne un véritable "poison" semblable au médicament Mediator.
Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à l'élection présidentielle de Debout la République, a fustigé l'euro, mardi à Gujan-Mestras (Gironde), voyant dans la monnaie unique européenne un véritable "poison" semblable au médicament Mediator. — Jean-Christophe Verhaegen afp.com

Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à l'élection présidentielle de Debout la République, a fustigé l'euro, ce mardi à Gujan-Mestras (Gironde), voyant dans la monnaie unique européenne un véritable «poison» semblable au médicament Mediator. «L'euro est un poison, c'est le Mediator», a déclaré à la presse Nicolas Dupont-Aignan, venu rencontrer des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon.

«Moi, je suis le Dr (Irène) Frachon de l'euro», a-t-il dit, en référence à la pneumologue qui a mis au jour les risques du Mediator, médicament des laboratoires Servier, soupçonné selon une étude récente d'être à l'origine d'au moins 1.300 décès en France entre 1976 et 2009, date de son interdiction. «Je lutte contre le Mediator, contre ce poison et je dis aux Français: "Si vous voulez retrouver des emplois (...), il faut notre propre monnaie, qui nous permette d'échapper aux marchés financiers tout en étant coordonnés avec les autres"», a déclaré le candidat.

«Le tsunami va venir d'Espagne»

«L'euro est déjà mort. Le tsunami va venir d'Espagne», a-t-il estimé. «Ce qui est en train de se produire en Espagne et qui est caché par les deux grands candidats» à la présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande, «est extrêmement grave», a-t-il insisté. Nicolas Dupont-Aignan a aussi plaidé pour une «sortie de l'Europe déloyale» et pour une «harmonisation sociale, fiscale et environnementale». Sinon, «il n'y aura plus un emploi industriel, agricole dans notre pays. Tout partira à l'étranger», a-t-il estimé.

«Il faut prendre garde à protéger le tissu qui crée de l'emploi», a-t-il ajouté, prenant pour exemple le bassin d'Arcachon, où le nombre d'ostréiculteurs est passé au fil des ans de 1.200 à 300. Il faut «reconstruire une belle Europe à neuf pays», comprenant les six pays d'origine (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas) plus «le Portugal, l'Espagne et l'Autriche», a-t-il encore jugé. «Je propose de renégocier tous les traités européens pour remettre sur la table une Europe qui protège», a encore déclaré Nicolas Dupont-Aignan.