Marine Le Pen se qualifie de «candidate incorruptible» et vilipende «le fascisme doré»

VIDEO A Lyon, ce samedi, Marine Le Pen a affirmé n'avoir «aucun copain dans cette oligarchie», contrairement aux autres candidats...

avec AFP

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Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, s'est qualifiée samedi à Lyon de "candidate incorruptible dans une classe politique vendue et corrompue".
Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, s'est qualifiée samedi à Lyon de "candidate incorruptible dans une classe politique vendue et corrompue". — Thomas Samson afp.com

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, s'est qualifiée samedi à Lyon de «candidate incorruptible dans une classe politique vendue et corrompue».

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«Je suis une femme libre, la seule candidate de la révolte populaire et je n'accepte pas que les Français soient volés comme au coin d'un bois», a lancé la présidente du Front national lors d'un grand meeting.

Contre les marchés financiers et les banques rapaces

Marine Le Pen a fait valoir qu'elle n'avait «à la différence d'eux (ses rivaux à la présidentielle, ndlr) aucun lien avec leurs magouilles, aucun copain dans cette oligarchie». «Ils n'ont aucune prise d'aucune sorte sur moi (...) je suis une candidate incorruptible dans une classe politique vendue et corrompue», a-t-elle lancé déclenchant les applaudissements de la salle.

La candidate s'en est pris «aux marchés financiers et aux banques rapaces», cette «oligarchie financière» qu'elle a accusée de «fascisme doré», en brocardant tous les partis représentés dans la présidentielle, coupables à ses yeux de complicité.

«En donnant les clés de la maison France, aux banques et aux marchés financiers, la gauche et la droite ont laissé le pouvoir à une véritable dictature des banques et des marchés financiers, un fascisme doré qui ne dit pas son nom», a-t-elle dit.

Elle a mis ses rivaux dans le même sac, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou, ressuscitant la «bande des quatre» contre laquelle son père Jean-Marie Le Pen aimait guerroyer.

«Ce fascisme doré, cette oligarchie financière et bancaire qui s'attribue en permanence parachutes dorés, retraites chapeau et bonus indécents, mais c'est dans notre poche qu'elle puise sans fin notre argent, c'est le fruit de notre travail qu'elle détourne à son avantage exclusif, c'est notre économie réelle qu'elle refuse de financer pour mieux continuer à jouer au casino et à flamber un argent qui leur brûle les doigts», a-t-elle assuré.

Marine Le Pen veut un raz-de marée

Elle a appelé à la mobilisation maximale le 22 avril, pour provoquer un «véritable raz-de-marée» du «changement» et de «la révolte populaire».

«Vous avez été volés pendant des décennies, voulez-vous que cela continue?», a demandé Marine Le Pen, après avoir dénoncé «l'injustice fiscale», la «traque aux automobilistes 'vache à lait'», les «ententes» entre les grands groupes et la grande distribution.

«Sur qui peut-on compter pour que cela s'arrête? Sur le peuple français, mais il faut maintenant qu'il se remue. Je veux qu'on se remue partout en France. Cette élection ne sert pas à rien, le résultat n'est pas écrit, mais pas une voix ne doit manquer», a ajouté Marine Le Pen, qui redoute l'abstention dans son électorat face à un scénario écrit d'avance de duel Sarkozy-Hollande.

«Je vous l'annonce, le 22 avril, nous ferons le plein», a-t-elle lancé, devant une salle de 3.000 personnes presque totalement remplie.

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