Les réactions à la présentation du programme de Nicolas Sarkozy

POLITIQUE «Cohérent» pour les uns, «tout ça pour ça» pour les autres...

M.P. avec agences

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François Hollande le mardi 27 mars 2012 lors d'un meeting à Boulogne-sur-Mer.
François Hollande le mardi 27 mars 2012 lors d'un meeting à Boulogne-sur-Mer. — DENIS CHARLET / AFP

Réactions évidemment contrastées après la présentation par Nicolas Sarkozy de son projet. A gauche, on fustige «le programme caché» de Nicolas Sarkozy, à droite, on se félicite de la «cohérence» des mesures.  Interrogé sur BFM TV, François Hollande a jugé que ces mesures, «c’est la prolongation des erreurs et l'aggravation de l'austérité» ainsi que le «démantèlement du droit du travail». «Les Français ont le choix, je représente le programme du changement», a-t-il insisté. «Tout ça pour ça», a moqué le député Michel Sapin, concepteur du projet de François Hollande. «Nous avons vu un candidat hésitant, crispé, mal à l'aise dans cet exercice, un peu perdu. Pour résumer, (...) il n'y croit pas».

A ses côtés, les porte-parole Najat Vallaud-Belkakem et Bruno Le Roux ont multiplié les formules, évoquant tantôt «une montagne qui a accouché d'une souris pathétique», un «candidat autiste par rapport à son bilan» et un «embrouillamini de propositions sans aucune cohérence».  «Quelle différence avec ça !», a lancé, au QG de François Hollande, Bruno Le Roux, en brandissant le livret résumant les 60 propositions faites fin janvier par François Hollande, qui a publié mercredi un «agenda du changement» précisant le calendrier de leur mise en œuvre s'il est élu à l'Elysée le 6 mai.  Sur BFM-TV, c’est Florian Philippot, directeur de campagne de Marine le Pen, qui a dénoncé lui une «succession d’annonces électoralistes».

«Stature d’un chef d’Etat» 

Jean-Vincent Placé, sénateur d’EELV, estimait qu’il n’y avait «pas d’annonces du tout». «Il a repris une tonalité anti-européenne, un recentrage vers une droite dite populaire qui flirte avec des mesures démagogiques et simplistes», ajoute-t-il.  Nicolas Besancenot, pour le NPA, a demandé aux Français de «retourner à l’envoyeur» la «lettre au peuple français» que Nicolas Sarkozy veut envoyer à plusieurs milliers d’exemplaires. Ces mesures sont «une purge libérale doublée d’une pluie de boucs émissaires: les immigré, les chômeurs, les syndicats», ajoute le NPA dans un communiqué.

A l’UMP bien sûr, la tonalité des réactions n’a rien à voir. Dans un communiqué, la députée Valérie Rosso-Debord, a mis en valeur «la cohérence et la vision» du «projet au peuple de France» de Nicolas Sarkozy. Ce projet est le seul et unique chemin vers l’espoir et la confiance. Contrairement à François Hollande qui accumule des propositions sans fondement ni financement, Nicolas Sarkozy s’engage lui pour un équilibre de nos finances publiques en 2016», vante NKM, la porte-parole de Nicolas Sarkozy.

«Nicolas Sarkozy vient de montrer une fois de plus combien il avait la stature d’un chef d’Etat face à un candidat socialiste qui décidément ne pourra jamais enfiler ce costume!», s’emballe Thierry Mariani. «Les Français ne savent toujours pas quel programme sera véritablement mis en œuvre à gauche, le jeu des alliances ressemblant davantage au «sac d’embrouilles» avec le Front de gauche et les Verts, au moins, avec Nicolas Sarkozy, les choses sont claires!», écrit-il encore.

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