Présidentielle: Ce qu'il faut retenir de la journée du 5 avril

PRÉSIDENTIELLE oups d'éclat, grosses colères ou attaques ras-les-pâquerettes, le résumé quotidien de la campagne présidentielle par «20 Minutes»...

E.O.

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Mosaïque des candidats à l'élection présidentielle 2012. Nicolas Sarkozy, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou (De gauche à droite et de haut bas)
Mosaïque des candidats à l'élection présidentielle 2012. Nicolas Sarkozy, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou (De gauche à droite et de haut bas) — 20minutes.fr

L’événement du jour

Il était attendu, ce programme. Pourtant, Nicolas Sarkozy n’a pas fait beaucoup d’annonces lors de la conférence de presse lors de laquelle il devait présenter son projet. Le président-sortant a égrené quelques mesures: avancer le versement des pensions de retraites au 8 de chaque mois (contre le 1er aujourd’hui), geler la contribution de la France au budget européen… Mais il a surtout tapé sur son adversaire socialiste, qu’il juge être l’«otage de Jean-Luc Mélenchon».

>> Retrouvez ici le live de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy

Le Président-candidat a également dévoilé une «lettre au peuple français». Elle est disponible sur son site de campagne. Les autres candidats, évidemment, se sont montrés critiques sur le projet UMP.

La critique du jour

Marine Le Pen attaque frontalement Jean-Luc Mélenchon, qui monte dans les sondages. Selon elle, le candidat du Front de gauche «est le nouveau Bernard Tapie». «Vous voyez, le gros bourgeois qui joue populaire, pour essayer de ramener au parti bobo qu’est le Parti socialiste les voix de ceux qui travaillent et de ceux qui souffrent de cette politique depuis 30 ans», a déclaré la candidate frontiste, sur le plateau de France 2. «Et d’ailleurs», a-t-elle poursuivi, «(Mélenchon) use des mêmes thématiques: il insulte le Front national en permanence, (l'accuse) de tous les maux, avec l’outrance et la vulgarité qui le caractérisent». «C’est Bernard Tapie!», a insisté Marine Le Pen, «j’ai l’impression de revoir exactement le même personnage, c’en est étonnant d’ailleurs».

La bousculade du jour

Nicolas Sarkozy a annulé sa venue au forum du magazine Elle, qui invitait les candidats à énoncer leurs engagements pour le droit des femmes. Des manifestants attendaient le candidat devant le bâtiment et il a jugé que «les conditions de sa sécurité n’étaient pas réunies», a expliqué Valérie Toranian, la directrice de la rédaction de Elle.

Nicolas Sarkozy s’est fait remplacer Nathalie Kosciusko-Morizet qui, sous les huées, a tenté de s'exprimer mais a quitté la salle après quelques minutes, en dénonçant un «traquenard».

Le coup de gueule du jour

Patrick Bruel est fâché contre la proposition de François Hollande de créer une tranche d’imposition à 75% pour les revenus supérieurs à un million d’euros annuel. «Je suis très content de participer à une solidarité, de reverser une grande partie de ce que je gagne», assure l’artiste, sur RTL. Mais «là, ça devient limite confiscatoire et spoliateur», estime-t-il. «Il ne faut pas mettre les gens qui ont de l’argent en ligne de mire, comme des coupables» car «ils génèrent du travail, des emplois, des richesses», poursuit Patrick Bruel. «C’est pas honteux de gagner de l’argent (…) à partir du moment où on redistribue – et on redistribue beaucoup, parce que 50% de ce que vous gagnez, c’est déjà énorme», conclut-il.

La phrase du jour

«A côté de Madame Pompidou, je suis Lady Gaga». Dans une interview au Nouvel observateur, Carla Bruni-Sarkozy déclare avoir «mis du temps à apprivoiser la fonction et l’incarner du mieux que je peux». «Ma vie a changé, cela ne m'empêche pas d'aller au concert de Dylan», indique-t-elle encore, ajoutant: «d'ailleurs Dylan, qui ne voit jamais personne après ses représentations, a voulu rencontrer Nicolas, ce qui m'a permis d'y aller aussi!». «Ce ne sont donc ni Jagger ni Bono qui m'ont présenté Dylan, mais mon homme!», se réjouit la Première dame.