Pour Le Pen, Sarkozy soutient le fondamentalisme islamique

Avec Reuters

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Marine Le Pen accuse Nicolas Sarkozy d'avoir soutenu le fondamentalisme islamique à l'étranger en intervenant en Libye et de l'avoir laissé se développer en France en misant sur le Qatar et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF).

A la veille de l'ouverture du rassemblement annuel de l'UOIF, la candidate du Front national a estimé jeudi que le président-candidat n'agissait contre l'islam radical que sous la pression du FN, dans le fil de l'affaire Merah. «J'accuse clairement Nicolas Sarkozy de soutenir et d'avoir soutenu le fondamentalisme islamique d'abord à l'étranger par la guerre en Libye qu'il a engagée avec l'argent des Français et qui a contribué à mettre les fondamentalistes islamiques au pouvoir», dit-elle dans l'émission «Le Talk» Orange-Le Figaro.

L'UOIF, «enfant de Nicolas Sarkozy»

Pour Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy a laissé parallèlement se développer le fondamentalisme islamique en France «par l'intermédiaire des investissements ininterrompus dans nos entreprises stratégiques du Qatar». La dirigeant du Front national estime que l'UOIF «est l'enfant de Nicolas Sarkozy», qui s'était appuyé sur l'organisation lorsqu'il était ministre de l'Intérieur pour organiser l'islam de France.

Selon elle, l'annonce de l'expulsion de cinq militants islamistes radicaux, dont trois imams, n'est qu'une «gesticulation de fin de campagne», comme les «cancres» qui se «tiennent droit» quinze jours avant le conseil de classe. Nicolas Sarkozy «obéit presque à Marine Le Pen, permettez-moi, puisqu'il fait ce que Marine Le Pen demande que l'on fasse, il arrête les islamistes, il refuse les visas qu'il avait accordés 15 jours avant, il est très obéissant encore une fois avant le conseil de classe», dit-elle.

La dirigeante du FN s'interroge sur le fait que l'un des expulsés avait été condamné pour l'attentat de Marrakech en 1994. «Depuis quand ces gens-là étaient-ils sur le territoire français? Le terroriste qui a posé des bombes au Maroc en 1994 et qui a été arrêté là, il était là depuis quand? De quoi vivait-il sur notre territoire? Avait-il des aides sociales? Avait-il un logement? J'attends des réponses», dit-elle.