Présidentielle: Revivez la présentation du programme de Nicolas Sarkozy

M.P.

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Nicolas Sarkozy, lors d'un meeting à Nancy, le 2 avril 2012.
Nicolas Sarkozy, lors d'un meeting à Nancy, le 2 avril 2012. — J.C. VERHAEGEN / AFP

16h35: Ce live est terminé. Retrouvez la synthèse dans peu de temps
16h32: Question sur le Mali. "C'est un sujet majeur, je suis désolé de ne pas en avoir parlé", dit-il. "Nous sommes aux côtés de nos amis, nous nous tenons très informés", dit-il. "Mais ce sont des pays indépendants. La France ne peut envisager quelque intervention que ce soit", dit-il. "Mais nous ne travaillerons pas avec les mutins". Il promet d'organiser une conféfence de presse sur les questions de politique étrangère.
16h32: Question sur le Mali. "C'est un sujet majeur, je suis désolé de ne pas en avoir parlé", dit-il. "Nous sommes aux côtés de nos amis, nous nous tenons très informés", dit-il. "Mais ce sont des pays indépendants. La France ne peut envisager quelque intervention que ce soit", dit-il. "Mais nous ne travaillerons pas avec les mutins". Il promet d'organiser une conféfence de presse sur les questions de politique étrangère.
16h28: On lui demande s'il veut engager une stratégie de la tension et si le peuple fait le lient entre immigration et terrorisme. "Le traumatisme de Montauban et Toulouse ont peu le comparer au traumatisme" du 11-Septembre aux Etats-Unis, "il n'y a rien d'artificiel". "Vous trouvez que c'est exagéré d'en parler? Vous avez alors un problème de mémoire ou un problème d'émotion", tacle-t-il. "Le tueur était un Français", rappelle-t-il. "Il y a t-il des sujets dont on aurait pas le droit de parler", demande Sarkozy attaquant les journalistes comme des "élites". "Vous pensez que la question de sécurité, de protection, c'est pas une partie du travail de la République?", insiste-t-il. "Alors on n'a pas la même idée?"
16h25: Question sur les sondages de second tour, qui bougent peu. "Les sondages sur le second tour sont totalement hors-sol", dit-il. "Si tous ceux qui étaient en tête des sondages avaient gagné la présidentielle, ce serait un autre Panthéon des présidents de la République", dit-il, citant Jospin et Balladur. "Pour moi ça ne change rien, si ce n'est que quand ils sont bons vous avez le sourire, quand ils sont moins bons, vous avez moins le sourire"
16h24: Question sur sa lettre aux Français, même initiative que François Mitterrand, modèle aussi de François Hollande. "ça lui a pas si mal réussi", répond Sarkozy. Surtout que Hollande, lui, a sorti un livre", qui n'a pas eu d'"impact". Il a voulu trouver le bon ton entre le tract partisan et le livre.
16h20: Sur la mesure sur le permis de conduire, il dit "il y a ce que je dis, ce que j'aimerais dire et que je ne dis pas, et ce qu'on me prête". "Le permis de conduire, c'est un vrai sujet. J'avais pas prévu d'aller parler de cela", dit-il, alors que l'information a fuité dans Le Monde mercredi. "Le permis c'est cher, trop cher", dit-il. Il fera "des propositions sur le sujet" plus tard.
16h18: Sur le rassemblement le 15 avril à la Concorde, même jour que celui de Hollande. "Vous allez peut-être me trouver méchant mais j'avais pas observé que François Hollande faisdait un rassemblement. Quand je veux de ses nouvelles, j'en ai. Mais je pouvais pas rayer le dimanche 15 avril parce que le 15 avril M. Hollande sera ailleurs. Moi je lui en veux pas d'avoir fait sa conférence de presse [c'était un meeting] la veille. Faudra bien qu'un jour on se rencontre si les Français le veulent".
16h16: Question sur le programme de Mélenchon et sur le rassemblement à la Concorde le 15 avril. "Je ne partage aucun de ses engagements ni de ses emportements. Il s'est engagé pleinement dans cette campagne, personne ne peut lui reprocher. Il est très précis, ce qui met en valeur l'imprécision de M. Hollande"
16h14: On repart sur une question sur le Premier ministre. "La présidentielle à la française, c'est vraiment entre un homme ou une femme et un pays", répond-il. "Aucun d'entre nous ne sommes propriétaires des votes qui se portent sur notre personne", explique-t-il. "Plus ça va et moins nombreux sont les Français qui se sentent appartenir au club de la gauche ou de la droite. Je compte sur la dynamique de ma campagne, mon expérience. Je n'ai pas changé depuis 2007 là aussi. je n'ai conduit aucun conciliabule entre le premier et le deuxième tour", assure-t-il. "On ne fait pas campagne à moitié, on s'engage totalement".
16h12: Question de Médiapart sur le prêt de son appartement. "Je suis l'homme politique qui a été le plus contrôlé sur mon patrimoine". Il dit que son prêt de l'assemblée a été contracté entre 1995 et 1997 sous une Assemblée de gauche. "Mais je reconnais bien là l'obsession de Médiapart sur mon patrimoine plutôt que sur mes idées", conclut-il.
16h09: Toujours sur la question du Premier ministre: "Il n'y a rien qui exaspère le plus le peuple français qu'on se répartisse des postes" alors qu'ils n'ont pas voté. "On va au delà de grandes surprises", promet-elle. Il attaque les socialistes, "madame Royal déjà présidente de l'Assemblée nationale, M. Sapin est déjà déçu, c'est grotesque, c'est choquant". Mais il laisse une porte ouverte à un Premier ministre hors UMP. Il faut "le rassemblement le plus large". "Il doit s'ouvrir". Il tacle Devedjian, un vieil ami, qui avait regretté que l'ouverture n'aille pas jusqu'aux sarkozystes. "Un gouvernement, ce n'est pas une équipe de copains. Je crois à la diversité politique".
16h07: Question sur le Premier ministre qu'il choisirait, peut-être hors de l'UMP. "La nomination d'un Premier ministre, c'est l'affaire du candidat élu, pas des autres. J'ai eu la chance, le bonheur de travailler pendant cinq ans avec FrançoisFillon. C'est un choix qui engage. On n'est pas trop de deux pour" diriger la France.
16h05: Une journaliste lui demande quel sera l'ordre de ses priorités." je suis candidat pas pour exercer pendant un an". Et après? "C'est la pochette surprise", demande-t-il, indiquant qu'"à la place des Français, il serait inquiet"
"On voit que M. Fabius [auteur de la premier année de Hollande] a voulu se rattraper après tout le mal qu'il a dit sur M. Hollande". "Je m'engage pour les cinq ans et pas pour la première année", dit-il.
16h00: Question sur l'économie verte, qu'avait promis Nicolas Sarkozy en 2007.  Il dit qu'il a atteint son objectif dans l'éolien et le photovoltaïque. Il parle de la taxe carbone, qui est devenu un enjeu européen. "Nous avons le parc automobile le plus écologique d'Europe" grâce au bonus malus dit-il.
15h55: Question sur sa proposition de taxer les grands groupes qu'il veut taxer s'ils ont leur siège en France, sur la concurrence de la Chine. Les salaires augmentent de 15% chaque année en Chine, qui "connaît des conflits sociaux d'une violence jamais connue", remarque Nicolas Sarkozy. Sur l'impôt sur les grandes entreprises, il explique que tous les pays européens ont cet impôt. "Sur Apple, Google et les autres, c'est une autre question", ils y vont pour des "raisons de dumping fiscal". "On est bien content de prélever des abonnements sur notre marché et de payer des impôts" à l'étranger, critique-t-il. Il parle de "fiscalité numérique". Il va arrêter la déduction fiscale pour les délocalisations.
15h54: En 1981, "Mitterrand avait promis qu'on passe de la nuit à la lumière. ça avait mis deux ans le tournant de la rigueur. On renonce à tout on fait le contraire de ce qu'on avait fait. Dans le monde d'aujourd'hui, c'est pas deux ans, c'est deux jours. Dans le monde d'aujourd'hui, le manque d'expérience de François Hollande, c'est deux jours pour mettre par terre cinq ans d'efforts. La sanction aujourd'hui, elle est immédiate", attaque encore Nicolas Sarkozy. Bref, il n'y a pas de réponse concrète sur la hausse du chômage.
15h50: Question sur le chômage en France. Sarkozy reparle de Hollande à qui il faudrait dire qu'il n'était pas au pouvoir aux Etats-Unis, en Italie ou en Espagne, où le chômage a beaucoup plus augmenté. Il dit qu'en Europe, c'est en France et en Allemagne que le taux de chômage a le moins augmenté.
15h45: Question de Jean-Marc Sylvestre sur la compétititivité des entreprises. Pour lui c'est l'essentiel, d'où ses "accords compétitivité-emploi". "Et si dans ce pays on faisait confiance aux gens", qu'ils puissent discuter de la rémunération et du temps de travail ensemble. Comme en Allemagne. "ça n'a pas fait de l'Allemagne une dictature".
15h40: Un journaliste italien lui demande s'il va baisser le nombre de députés et réserver des sièges pour la proportionnelle. "Je déteste le sectarisme", explique Sarkozy qui ne comprend pas qu'une fois élu, on donne "toutes les responsabilités" aux gens du même camp. Tiens, Sarkozy rend hommage à Bernard Kouchner, Fadela Amara et Bockel.
15h37: Sur son idée de référendum sur la formation professionnelle des chômeurs: "Ya pas de pilote dans l'avion" et "des relations malsaines" car dans la formation, il y a aussi "le financement de certaines organisations", visant implicitement les syndicats avec qui il a déclaré la guerre. "S'il y a blocage je ferais les Français juge"
15h35: Question sur le référendum. Sarkozy répond "doute sur la parole publique". C'est une manière de dire: "vous serez les garants de mon engagement". Il attaque "les élites", "le peuple ne serait pas intelligent?" demande-t-il.
15h30: Question sur la croissance française. Sarkozy rappelle que les prévisions du gouvernement ont dû être revues à la hausse. Sur les prélèvements obligatoires, qui ont augmenté de deux points, Sarkzy répond "ça fait litière" de l'argument de la gauche "sur les cadeaux aux riches". "Il n'y a eu aucun cadeau aux riches", insiste-t-il encore. Pourtant le lien n'est pas automatique: telle catégorie peut être plus taxée qu'une autre. Sarkozy répète qu'il est normal que les plus riches paient plus quand c'est la crise.
15h28: Il ne "partage pas" les commentaires sur "le désintérêt" de la campagne, vu l'affluence dans les meetings, les audiences dan les médias. "Je me demande s'il y a beaucoup de démocraties plus mobilisées que la démocratie française", dit-il. "Je sens cette vague que j'appelle tous ceux qui se retrouvent dans les idées, le projet, les valeurs que je défend à se retrouver le 15 avril sur la place de la Concorde. Je leur donne rendez-vous par milliers", lance-t-il, avant de laisser les journalistes lui poser des questions.
15h27: Les 60.000 postes dans l'Education nationale, la revalorisation de 25% de l'allocation rentrée, tout y passe. "Après quatre années de crise, dire c'est la fête, est-ce que c'est vraiment le sujet?", demande-t-il. "Je veux parier sur le travail et la compétitivité", dit-il.
15h25: "Les Français ont un choix historique à faire. Certains pays sont au bord d'un précipice. nous ne pouvons pas refuser de faire le choix historique: compétitivité, réduction des dépenses publiques", explique-t-il. Il dit avoir écouté "le candidat socialiste" à Rennes hier, "un festival de dépenses nouvelles dont personne ne sait comment elles seront financées", tance-t-il. Il critique son choix du retour de la retraite à 60 ans "pour plusieurs millions de nos concitoyens". Cette mesure s'applique pour ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans et qui cumulent 41 années de cotisations, soit moins de 400.000 personnes, selon le PS.
15h23: "Nous avons un effort de 53 milliards" pour retrouver l'équilibre. Baisse des dépenses dans les collectivités locales, notamment. "Je vous annonce que la France demandera que sa controibution au budget européen soit gelé", soit 600 millions par an, ajoute-t-il.
15h20: On repart sur le PS, Nicolas Sarkozy ne peut pas s'en empêcher. "Le PS est le seul à ne pas avoir voulu prendre cet engagement" de la règle d'or, critique-t-il.
15h18: Il veut attirer l'attention sur une "mesure nouvelle". Cette fameuse mesure sociale annoncée? Elle touche les retraités (le coeur de son électorat), pour qu'ils touchent leur pension "le premier de chaque mois"  plutôt que le 8, dès le mois de juillet.
15h16: Petit passage dédié à François Hollande. "Le matraquage fiscal des famille promis par le candidat socialiste doit être au coeur" de la campagne, dit-il, ajoutant que c'est en France qu'il y a le plus d'impôt. Il tape aussi sur le "droit de vote des étrangers", liant cela avec "la burka" et les "horaires dans les piscines". J'avoue, j'ai pas bien compris le lien. Il veut aussi que la différence soit fait entre "l'assistanant" qui est "un guichet ouvert" et la solidarité.
15h13: Sa lettre aux Français sera "tiré à plusieurs milliers d'exemplaires". "L'écrit engage", répète-t-il. "Il se trouve hélas que j'ai une grande expérience des crises", dit-il. "J'ai tiré les leçons et je veux tirer les conséquences de cette expérience. Ce qui me permet d'affirmer des orientations", notamment sur "la question des frontières de l'Europe", insiste-t-il, "le combat de la France contre la dérégulation" financière. "La question de savoir dans quelle civilisation nous voulons vivre" se pose, entre la "nécessiter de protéger les Français" et "la nécessaire liberté d'expression".
15h12: "Travail", "autorité, ce sont "les valeurs" qui fondent son programme. Et "l'objectif", c'est "l'équilibre des finances publiques en 2016". Il cite l'Espagne, ravagé d'après lui, après 7 ans de socialisme. "Il n'y a pas un Français qui souhaient la situation qu'on connu les Grecs ou que connaît aujourd'hui l'Espagne". "Dans l'ensemble de mon projet, il y a deux rendez-vous, - de 3% des déficits en 2013, l'équilibre en 2016".
15h09: Il dit vouloir "souhaiter faire un point d'étape" pour voir "la perspective" dans laquelle se placent ses mesures. "Il me semblait qu'il y avait une logique" à dévoiler ses propositions au fur et à mesure, avec le dialogue avec les Français.

15h09: Sarkozy est arrivé

15h06: C'était prévu à 15 heures mais il y a du retard. Donc le service de presse distribue le document de 34 pages, la «lettre de Nicolas Sarkozy au peuple Français». Un «document solennel», selon l'envoyé spécial de BFM. Il écrit vouloir «s'adresser aux français sans intermédiaire, par écrit, car écrit l'engage».
15h02: Il y aura donc un document de 34 pages distribués ensuite aux journalistes et aux Français, qui pourrait être tiré à 1 million d'exemplaires.
15h01: Et apparemment, le but de la conférence de presse c'est, si l'on suit l'élément de langage clé, c'est «la mise en perspective» des mesures annoncées depuis le début de sa campagne.
15h00: Alors d'après BFM TV, 400 journalistes sont accrédités. Il va faire chaud salle de l'Equinoxe dans le 15e arrondissement.

A 17 jours du premier tour, Nicolas Sarkozy a décidé, enfin, de présenter son projet pour la France. Salle de lEquinoxe à Paris, le chef de l'Etat va mettre en cohérence toutes les mesures qu'il a déjà dévoilé au fil de sa campagne, mais promet aussi des «surprises». Il a également promis un chiffrage de ses mesures. 

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