Présidentielle: C'est le premier qui le dit qui l'est

ENFANTILLAGES Le florilège des insultes de campagne depuis le drame de Toulouse...

Alexandre Sulzer

— 

Montage de François Hollande (Parti socialiste) et Nicolas Sarkozy (UMP)
Montage de François Hollande (Parti socialiste) et Nicolas Sarkozy (UMP) — 20 Minutes

Après la leçon magistrale que devait être, pour la classe politique, le drame de Toulouse et de Montauban, l’heure est à nouveau à la récré pour les hommes politiques. Depuis plusieurs jours, un festival de petites phrases assassines domine dans les médias.

Samedi, on apprenait donc dans «M», le magazine du Monde, que Nicolas (Sarkozy) a traité François (Hollande) de «nul». Cela «commence à se voir», a même précisé Nicolas, à l’attention des journalistes.

«Moi, je dois être dans le sérieux, la constance, la hauteur de vues. Ce qui ne m'empêche pas de répliquer aux flèches. Lui, c'est un chicaneur de cour de récré : "Tu me cherches, tu me trouves."Or il faut éviter la cour de récré», a répondu François… avant de s’enfoncer sur l’adjectif «nul»:  «ça se rapporte toujours à celui qui l'emploie».

Salauds contre petites frappes

Circonstance atténuante pour François: lui-même a été victime d’un sale coup de la part de Bernadette (Chirac). Ce qui est d’autant plus dégueulasse qu’elle est la copine de Jacques (Chirac) qui l’a défendu face à Nicolas lors des bagarres dans le passé. «Président, ça s'apprend, a-t-elle lancé en plein cours (de séance du conseil général de Corrèze). François Hollande est un homme très courtois. Cela dit, ce n'est pas le gabarit d'un président».

L’autre Nicolas (Dupont-Aignan) a dénoncé cette situation tendue à la maîtresse médiatique. «Je crois que les Français en ont marre de cette cour de récréation ». Oubliant qu’il y a quelques semaines lui-même avait traité Nicolas de «catastrophe ambulante».

Marine (Le Pen) n’est pas en reste : il y a quelques jours, la bagarreuse de fond de préau a carrément traité Marie-George (Buffet), Jean-Luc (Mélenchon), François (Bayrou) et Dominique (Sopo) de «salauds»: «vous avez cru pouvoir misérablement instrumentaliser la tragédie de Toulouse contre le FN». Ce à quoi Nathalie (Kosciusko-Morizet), toujours prompte à défendre Nicolas (Sarkozy), a dénoncé les «petites phrases» émanant de «petites frappes». Il va peut-être falloir sonner le retour aux devoirs appliqués.