Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo marquent leurs retrouvailles à Valenciennes

POLITIQUE Les deux hommes se sont affichés ensemble pour la première fois ce vendredi...

M.P. avec Reuters
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Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo le vendredi 23 mars à Valenciennes.
Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo le vendredi 23 mars à Valenciennes. — P. WOJAZER / AFP

Ils sont réconciliés! Mieux, il n’y a même jamais eu de brouille entre Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo. C’était tout le sens du déplacement du président-candidat organisé à Valenciennes, fief de l’ancien ministre de l’Ecologie ce vendredi. En arrivant sur place, le chef de l'Etat a récusé le mot de retrouvailles. «On ne s'est jamais séparé, quand même!» a-t-il dit à des journalistes. «On a toujours été amis.» En écho, Jean-Louis Borloo a promis de faire la campagne «à fond», bien loin du «soutien vigilant» accordé à Nicolas Sarkozy par le Parti radical il y a une dizaine de jours.

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Nicolas Sarkozy a également promis de reprendre dans son projet présidentiel des propositions de son hôte du jour. Après la visite d’un chantier au milieu d'une nuée de journalistes, les deux hommes ont pris le tramway, plusieurs bains de foule dans les rues de Valenciennes - dont Jean-Louis Borloo fut le maire - et rencontré des membres d'une association d'aide à la réinsertion dans un autre quartier rénové.

Malgré les mauvais sondages, Jean-Louis Borloo croit en la victoire de son favori. «Parce que ça va être la France forte et la France juste, la synthèse des deux», a-t-il dit. «L'un ne va pas sans l'autre.»

«On est fort parce qu'on est juste»

Jean-Louis Borloo «a parfaitement raison», a dit Nicolas Sarkozy, dont le slogan de campagne est «La France forte», à l'issue d'un déjeuner dans un restaurant de la ville avec des responsables associatifs et des élus locaux. «On est fort parce qu'on est juste. Il n'y a aucune contradiction, au contraire», a-t-il ajouté. «Jean-Louis m'apportera toute sa force, ses convictions, ses propositions et j'aurai l'occasion de faire d'autres propositions, dont certaines seront inspirées de ce que me propose Jean-Louis.»  «Vous allez m'entendre», a promis l’ancien ministre. «Je suis très heureux, je suis sans aucun état d'âme, je suis complètement engagé.»

 

C’était le premier déplacement de campagne de Nicolas Sarkozy depuis l’affaire de Toulouse. «C'est une belle journée parce que depuis cinq-six jours, c'est la première fois qu'on peut être un peu détendu», a-t-il confié à des journalistes.  Malgré le drame de Toulouse, le président et son ancien ministre ont estimé que la France des banlieues et des quartiers sensibles était plus apaisée qu'elle ne l'était il y a dix ans lors du lancement du plan Borloo de rénovation urbaine - un plan de 43 milliards d'euros dont une trentaine aujourd'hui engagés à travers l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru).

«Les banlieues aujourd'hui sont apaisées parce qu'elles sentent, les habitants sentent qu'on s'occupent d'eux», a dit Nicolas Sarkozy. «Ça ne veut pas dire que tout est réglé», a-t-il cependant ajouté en réitérant sa promesse d'un deuxième plan de rénovation urbaine. «Rien n'est parfait, il faut encore faire des efforts mais la société française est plus apaisée que jamais contrairement à un discours que j'entends et qui finit par m'énerver», a renchéri Jean-Louis Borloo.