François Bayrou poursuit sa campagne et dénonce un «climat d'intolérance»

avec AFP

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Le candidat du MoDem à l'Elysée François Bayrou a justifié mardi la poursuite de sa campagne, après une minute de silence en hommage aux victimes de Toulouse, en expliquant que la question de la montée de l'intolérance méritait d'être traitée durant la présidentielle.
Le candidat du MoDem à l'Elysée François Bayrou a justifié mardi la poursuite de sa campagne, après une minute de silence en hommage aux victimes de Toulouse, en expliquant que la question de la montée de l'intolérance méritait d'être traitée durant la présidentielle. — Jean-Pierre Clatot afp.com

Le candidat MoDem à l'Elysée François Bayrou a justifié ce mardi midi la poursuite de sa campagne, après une minute de silence en hommage aux victimes de Toulouse. En déplacement à Valence, il a expliqué que la question de la montée de l'intolérance méritait d'être traitée durant la présidentielle.

«Ce n'est pas avec une parenthèse de trois jours qu'on y mettra un terme (à l'intolérance). Je ne pense pas à ces événements de façon électorale mais de façon nationale», a-t-il déclaré, ajoutant: «Ce climat d'intolérance croissant, il faut y mettre un terme. C'est la responsabilité du président de la République et du futur président de la République de dire aujourd'hui: on ne peut pas continuer comme cela».

«La société française est atteinte, malade moralement»

«Les responsables religieux ont exprimé tout au long de la journée d'hier (lundi) les craintes qui sont les leurs sur la montée des intolérances dans la société française. C'est un sujet d'inquiétude depuis des mois», a-t-il poursuivi, en faisant valoir qu'un «pays en crise (était) plus fragile que les autres».

Le candidat a précisé que «ce sujet (de l'intolérance) doit être traité durant la campagne présidentielle. La responsabilité du futur président de la République doit être de faire grandir la compréhension entre les Français, les citoyens, en tirant vers le haut le débat politique et en protégeant ainsi toutes les communautés au sein de la communauté nationale. Ce qu'il faut favoriser et entraîner, c'est l'unité du pays».

Selon François Bayrou, «la société française est atteinte, malade moralement». «Le degré de violence augmente, les prises à partie réciproques sont de plus en plus dures. A la crise économique et sociale s'ajoute une crise morale», a-t-il expliqué.