La campagne en direct: Le candidat le plus populaire, c'est François Bayrou... Sarkozy toujours contre le mariage homosexuel...

Rédaction avec agences

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Mosaïque des candidats à l'élection présidentielle 2012. Nicolas Sarkozy, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou (De gauche à droite et de haut bas)
Mosaïque des candidats à l'élection présidentielle 2012. Nicolas Sarkozy, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou (De gauche à droite et de haut bas) — 20minutes.fr
Mardi 20 mars, J-33 avant le premier tour

18h10: Bayrou candidat le plus populaire
Les sondages réservent parfois des surprises. Quatrième dans les sondages sur les intentions de vote à la présidentielle, François Bayrou est le candidat le plus populaire avec 70% d'opinions favorables, devant Jean-Luc Mélenchon (57%) et François Hollande (54%), selon le «tableau de bord des personnalités politiques» Paris Match-Ifop publié mardi. Dans ce classement de 50 personnalités, dominé par l'écologiste Nicolas Hulot (73%) et l'ancien président Jacques Chirac (71%), le candidat du MoDem à l'élection présidentielle progresse de cinq points en un mois et grimpe sur le podium des figures politiques les plus appréciées des Français. Le candidat du Front de Gauche gagne huit points tandis que son rival socialiste en perd trois. Nicolas Sarkozy est en 28e position avec 41% d'opinions favorables, en progression de trois points en un mois, atteignant ainsi un niveau de popularité qu'il n'avait plus connu depuis juillet 2011. 
17h45: Sarkozy toujours contre le mariage homosexuel
Dans un entretien à paraître mercredi dans Têtu, Nicolas Sarkozy redit son opposition au mariage homosexuel «parce qu'il signifie le droit à l'adoption et à la procréation». Mais le candidat-président envisage de permettre une cérémonie dans les mairies pour la signature d'un Pacs, alors qu’actuellement, il se signe au greffe du tribunal ou devant un notaire. «Je suis prêt à proposer, c'est une affaire de décret, que la cérémonie en mairie, pour un Pacs homosexuel, soit de droit. La cérémonie en mairie permettrait une vraie reconnaissance sociale», souligne-t-il. En 2007, Nicolas Sarkozy avait proposé «un contrat d'union civile en mairie», auquel il a renoncé.

17h30: Minute de silence au PS
17h00: Peillon espère «un autre ton» dans la campagne
Interrogé par Reuters, Vincent Peillon a jugé qu’un fait divers comme celui de Toulouse, même exceptionnel, ne saurait détourner les Français de «leurs préoccupations fondamentales que sont le logement, l'emploi ou l'éducation de leurs enfants». Le socialiste a ajouté: «Pensez-vous qu'un drame comme ça va tout changer, qu'ils vont se laisser manipuler? Ce n'est pas parce qu'il y aurait des morts, que vous vous réunissez dans la dignité et la solidarité, que les problèmes vont être réglés ou que leur hiérarchie va changer». Pour lui, « le temps suspend son vol et la campagne va reprendre son cours». L’eurodéputé espère aussi que la campagne reprendra sur un «autre ton» que celui de l'agressivité.
16h30: Rachida Dati et Olivier Dussopt se prennent le bec sur Twitter
La députée européenne a tweeté ce mardi une interview donnée au Nouvel Observateur dans le cadre des débats de l'hebdomadaire, intitulée «La France ne peut plus accueillir autant d'immigrés». «Sans le drame de Toulouse votre tweet est ignoble, avec il devient abject», lui a rétorqué, toujours sur Twitter le député socialiste Olivier Dussopt. «Halte aux amalgames honteux! Il s'agit d'un CR d'un débat NouvelObs du 15/03 qui a eu lieu bien avant le drame de Toulouse», a-t-elle répondu. «bien note. Mais pkoi le tweeter aujourd'hui... Affaire classée!», prend acte le socialiste.
16h20: François Bayrou se rend à Montauban pour les funérailles des soldats
16h05: Hollande toujours en tête mais...
François Hollande est toujours en tête devant Nicolas Sarkozy en intentions de vote au premier tour de la présidentielle, mais l'écart entre les deux hommes se resserre à un point, selon une enquête Harris Interactive pour VSD rendue publique mardi.Le candidat socialiste gagne un point par rapport à la précédente enquête réalisée début mars avec 28% des intentions de vote alors que le président sortant en gagne 2, à 27%. Au second tour, Hollande est à 56% et Sarkozy à 44%.
15h40: François Bayrou sera à la marche de Paris dimanche
Le centriste serait à la marche organisée par la Licra et SOS-Racisme en honneur aux victimes de Toulouse, a annoncé son entourage à 20 Minutes. Le pérident du MoDem maintient son meeting  de dimanche mais il n'adressera pas un discours politique traditionnel mais un «discours à la Nation»
15h25: D'après Louis Aliot, Marine Le Pen était représentée officiellement par deux personnes de son entourage lors de la cérémonie qui s'est tenue lundi soir en présence de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Eva Joly, à la synagogue Nazareth de Paris.
15h15: «Attention aux amalgames douteux et politiciens», prévient Aliot
Invité du chat politique 20 Minutes/ Yahoo!, Louis Aliot, le n°2 du FN, a mis en garde contre les «amalgmaes douteux et politiciens». A la question d'un internaute: "Vous sentez-vous responsable, vous et votre parti de par les idées que vous défendez et de par les individus qui composent vos rangs de ce qu’il s'est passé à Toulouse?", il a répondu: «Votre question est indécente. Nous n’avons aucune responsabilité dans cette tragédie. Attention aux amalgames douteux et politiciens...Ce qui s’est passé à Toulouse est ignoble et inqualifiable et nous partageons l’émotion générale. C’est pour ce genre de crime abominable que nous sommes d’ailleurs pour le rétablissement de la peine de mort. Nous souhaitons que cet, ou ces individus, soient retrouvés, condamnés et punis!»
14h47: «La question de la sécurité, forcément, revient», selon Hollande 
Après avoir observé une minute de silence dans une école du Pré-Saint-Gervais, François Hollande a participé à une table ronde à la mairie de la ville. Il y a reconnu que «la question de la sécurité, forcément, revient» dans la campagne dans le sillage de la tuerie des militaires et de Toulouse. «L'apaisement n'est pas l'ignorance des problèmes ni la faiblesse», a ajouté le candidat, qui a ensuite déjeuné avec des jeunes dans un restaurant du Pré-Saint-Gervais.
14h40: Le député socialiste Olivier Dussopt non plus n'a pas aimé la remarque de Nicolas Sarkozy peu après la minute de silence, lorsqu'il a dit aux enfants, «ça aurait pu être vous».
14h30: Eva Joly annule aussi ses déplacements prévus mercredi.
14h28: Nathalie Arthaud continue sa campagne
«Je trouve indécente l'instrumentalisation politique de ces actes, et en particulier les appels à l'union nationale. Ma compassion et ma solidarité à l'égard des proches des victimes ne créent pour autant aucune 'solidarité nationale' avec Marine Le Pen, Sarkozy, Guéant et bien d'autres», explique la candidate de Lutte ouvrière dans un communiqué.


14h20: «Le débat démocratique ne doit pas disparaître»
Interrogé à la sortie d'une réunion des députés et sénateurs socialistes, Jean-Marc Ayrault a expliqué: «Le débat démocratique a toute sa place, toute sa légitimité il ne doit pas disparaître. La campagne électorale a lieu, elle aura lieu, elle doit avoir lieu. Il faut que les citoyens puissent faire leur choix pour le mandat qui vient.»
14h16: La mairie de Marseille refuse un meeting de Mélenchon en plein air «La mairie de Marseille vient de nous informer par simple courrier électronique qu’elle refusait le meeting en plein air du Front de Gauche du 14 avril sur les plages du Prado», annonce un communiqué du Front de gauche, qui précise que «ce lieu a pourtant été choisi en lien avec les services de la ville». D’après le FG, «la municipalité n’a aucun argument sérieux pour justifier son revirement» si ce n’est que les plages «sont très fréquentées». La mairie de Marseille leur propose la salle du Dôme que le Front de gauche juge trop petite après la réussite de la Bastille. «La seule explication de cette décision, c’est que la droite prend peur devant la progression du Front de Gauche».
13h30: François Bayrou poursuit sa campagne, pointe «un climat d'intolérance»
Le candidat MoDem à l'Elysée justifie, en déplacement à Valence, la poursuite de sa campagne, après une minute de silence en hommage aux victimes de Toulouse. Il estime que «ce n'est pas avec une parenthèse de trois jours qu'on y mettra un terme (à l'intolérance). Je ne pense pas à ces événements de façon électorale mais de façon nationale», a-t-il déclaré.
«Ce climat d'intolérance croissant, il faut y mettre un terme. C'est la responsabilité du président de la République et du futur président de la République de dire aujourd'hui: on ne peut pas continuer comme cela», a-t-il ajouté.
13h06: Yann Wehrling (MoDem) estime «déplacé» «de vouloir faire une récupération»
Le porte-parole du MoDem estime «déplacé», à propos de la fusillade de Toulouse, le fait de «chercher à penser à qui ça va profiter» pour l'élection présidentielle. Il a ajouté que «la responsabilité de tous et en premier lieu des responsables politiques» de «ne laisser passer aucun travers de langage».
12h22: Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) critique sur le réseau Twitter l'intervention du Président face aux enfants
12h06: Nicolas Sarkozy se rend à Roissy cet mardi après-midi pour un hommage aux victimes juives de Toulouse, annonce l'Elysée ce midi. Le président va se recueillir sur les corps des quatre victimes de la fusillade de Toulouse à l'aéroport parisien, avant leur départ pour Israël, où ils doivent être inhumés. Ce matin, le Président participait à un moment de recueillement collectif dans un collège à Paris.
12h04: Pour Jean-Luc Mélenchon «poursuivre la campagne est un acte de résistance morale, intellectuelle et affective»
Le candidat du Front de Gauche a déclaré ce mardi à Paris que son agenda n'est pas modifié, au contraire de celui de plusieurs autres candidats. Jean-Luc Mélenchon doit se rendre dans l'après-midi à Massy (Essonne).
11h32: François Hollande ira à Montauban pour les funérailles des soldats, annonce une journaliste d'Europe 1
11h23: Juppé allume la polémique
«N'ajoutons pas l'ignoble à l'horrible, n'essayons pas de tirer parti dans un sens ou dans l'autre, dans quelque direction que ce soit, de ce drame qui n'a rien à voir avec la campagne électorale naturellement», s'est élevé Alain Juppé ce mardi matin sur France 2, réagissant aux propos de François Bayrou tenus lundi soir lors d'une réunion à Grenoble. «Naturellement, en tout cas je l'espère de tout mon cœur, c'est le résultat d'une folie furieuse comme il s'en rencontre partout assez souvent dans les pays. Mais ce que je crois profondément, c'est que ce type de folie s'enracine dans l'état d'une société et ce qui me frappe depuis longtemps, c'est que dans la société française ce type d'atteintes, d'attentats, d'actes se multiplient. […] Il y a un degré de violence, de stigmatisation dans la société française qui est en train de grandir, et c'est purement et simplement inacceptable», avait dit le centriste.
11h19: Rencontre entre restaurateurs et candidats annulée
Le débat qui était prévu  ce mardi matin à 11 heures entre des restaurateurs et les candidats à l'élection présidentielle ou leurs représentants est «reporté sine die» en raison de la tuerie de Toulouse, ont indiqué les organisations patronales du secteur.
11h05: «La démocratie reprendra ses droits»
L'ancien ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, a jugé qu’aucun candidat n’avait le droit de «profiter d’un drame» comme celui de Toulouse. «Les politiques, et notamment les candidats, ont bien réagi hier. Qu'ils restent sur cette ligne», a-t-il dit sur I-Télé. «La campagne (présidentielle), elle va reprendre. Il ne faudrait pas que ce tueur dicte à la démocratie sa ligne de conduite. Il ne peut pas en plus se glorifier d'interrompre longtemps une campagne électorale décisive pour notre pays», a-t-il ajouté. «Laissons le recueillement s'opérer (...) et la démocratie reprendra ses droits, je l'espère de manière maîtrisée (...) On est mardi, l'heure est encore au silence, au recueillement et à la solidarité auprès des familles touchées», a-t-il ajouté.
 
10h45: Hollande suspend sa campagne sauf dans Ouest-France
François Hollande a suspendu sa campagne mais un entretien est paru ce mardi dans Ouest-France, alors que le socialiste devait tenir un meeting dans la soirée à Rennes. L’entretien, d'après Ouest-France, a été réalisé vers 9h, alors que les premières alertes sur le drame sont tombées à 8h51. «C'est la France tout entière qui est touchée par cet acte ignoble. C'est dans l'unité, le rassemblement et les valeurs de la République que nous devons faire face à cette barbarie», dit-il. Interrogé sur la dynamique Mélenchon, François Hollande explique:«C'est la confirmation qu'il existe une gauche de la gauche». Et d’ajouter: «La question qui m'est posée, et qui est posée aux Français, c'est de savoir si cette gauche sera au service de la victoire et si elle veut participer pleinement au changement et demain à la responsabilité du pays»
10h19: «Hier comme aujourd'hui, le temps politique s'arrête»
Guillaume Peltier, secrétaire nationale de l’UMP, «condamne les crimes odieux et indicibles» de Toulouse. «Hier comme aujourd'hui, le temps politique s'arrête. La solidarité nationale s'exprime. Elle réunira chacun d'entre nous, ceux qui croient au Ciel comme ceux qui n'y croient pas, dans une minute de silence, à 11 heures», commente-t-il.
10h05: Eva Joly annule son meeting de Montreuil, prévu ce mardi soir, a annoncé son équipe de campagne. Sa campagne est entre parenthèse.
9h50: Jean-Luc Mélenchon devant Marine Le Pen...sur Facebook
«Première victoire les amis!», se réjouit le candidat du Front de gauche sur sa page Facebook. Avec 49.300 internautes qui «likent» sa page, Jean-Luc Mélenchon se félicite de faire mieux que Marine Le Pen (qui a 48.800 fans sur le réseau social).
«Continuons à lutter contre l'extrême-droitisation du débat public (...) dont nous déplorons aujourd'hui les conséquences dramatiques», écrit le candidat.
9h18: Pour Cheminade, «les meurtres de masse sont très souvent associés à des jeux vidéos violents»
Si ces jeux ne sont «pas la cause» des tueries, a indiqué Jacques Cheminade sur Canal +, ils «créent un climat». Le candidat à la présidentielle propose d'interdire ces jeux vidéos violents.
9h02: Nicolas Sarkozy a suspendu son site de campagne
Le message «Face à la tragédie nationale que nous vivons, je suspends ma participation à la campagne présidentielle au moins jusqu'à mercredi» apparait, depuis lundi soir, sur la page d'accueil du site Lafranceforte.fr


8h52: «La campagne est suspendue, pas la démocratie», selon Hollande
Le candidat socialiste, interrogé sur RMC et BFMTV a justifié sa décision de supendre, pour quelques jours, sa campagne après la tuerie survenue à Toulouse lundi matin. «La campagne est suspendue, pas la démocratie», a-t-il assuré, jugeant que cette «pause» «ne changera pas les comportements».
«Je ne veux pas croire que quiconque [parmi les candidats] essaiera d'instrumentaliser » le drame, a poursuivi François Hollande.
Le député de Corrèze a également indiqué qu'il observerait la minute de silence nationale dans une école, dont il n'a pas souhaité donner le nom.
Voir la vidéo

Hollande sur BFMTV appelle à l'unité face à la... par BFMTV

8h45 : Sarkozy progresse mais est toujours derrière Hollande  au premier tour
Selon un sondage Ipsos-Logica business consulting publié ce mardi, le président-candidat progresse de 2,5 points dans les intentions de vote, à 27,5%. Nicolas Sarkozy talonne ainsi son adversaire socialiste qui recule d’un point à 27,5%. Au second tour aussi, l'écart se resserre, même si François Hollande l'emporterait confortablement, avec 56% des voix (-2 points) contre 44% au président sortant (+2 par rapport à l'enquête des 2-3 mars), d'après cette enquête réalisée pour Radio France, France Télévisions et Le Monde.

>> Suivez par ici l'évolution des sondages tout au long de la campagne

Au 1er tour, Marine Le Pen n'obtiendrait que 15%, en repli de 2,5 points, tandis que François Bayrou reste stable (13%, + 0,5 point) et que Jean-Luc Mélenchon, crédité de 11,5%, continue d'être à la hausse (+ 2). Eva Joly recueillerait 2% (=), Nicolas Dupont-Aignan 1,5% (+0,5), Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, stables tous les deux, 0,5%. Jacques Cheminade obtiendrait moins de 0,5%. Pour une intention de vote entre 10% et 50%, la marge d'erreur d'un sondage évolue entre 1,8 et 3,1 point.