Présidentielle: Pour Royal, Sarkozy a «absolument besoin d'être réélu pour être couvert» par l'immunité

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L'ex-candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal, a déclaré dimanche sur France 5 que Nicolas Sarkozy avait "peur" de perdre l'élection présidentielle parce qu'il avait "absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle".
L'ex-candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal, a déclaré dimanche sur France 5 que Nicolas Sarkozy avait "peur" de perdre l'élection présidentielle parce qu'il avait "absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle". — Patrick Kovarik afp.com

L'ex-candidate PS à l'Elysée Ségolène Royal a déclaré ce dimanche sur France 5 que Nicolas Sarkozy avait «peur» de perdre l'élection présidentielle parce qu'il avait «absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle».

«Il a peur de perdre, de la sanction des Français», a déclaré Ségolène Royal dans l'émission C Politique, ajoutant: «Il a peur parce qu'il va perdre son immunité présidentielle, et on connaît tous les problèmes de corruption qui ont émaillé ces cinq années». Cette perte va, selon elle, «permettre à la justice de poursuivre un certain nombre d'investigations sur un certain nombre de problèmes».

«Il est agité, agressif, lui et ses porte-parole»

«Il va falloir attendre que Nicolas Sarkozy ne soit plus président de la République pour que la justice puisse enquêter sur l'affaire de Karachi, sur ce que dit le fils de Mouammar Kadhafi, qui aurait financé sa campagne électorale, sur l'affaire Woerth-Bettencourt, puisque de l'argent liquide aurait circulé», a poursuivi Ségolène Royal. «Il aura à s'expliquer. Donc il a absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle».

«Il est agité, agressif, lui et ses porte-parole. Les spécialistes du comportement, lorsqu'ils analysent ce comportement physique survolté, l'expliquent par la peur», a-t-elle affirmé au sujet de Nicolas Sarkozy. «Regardez ce qui est arrivé à Jacques Chirac. Les emplois fictifs, c'était beaucoup moins grave, il a fallu attendre qu'il ne soit plus président pour que la justice puisse faire son travail», a relevé Ségolène Royal.