Présidentielle 2012: Jacques Cheminade, la bio

POLITIQUE «20 Minutes» vous présente les principales têtes d'affiche de la future élection...

Anne-Laëtitia Béraud

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Jacques Cheminade, candidat de Solidarité et Progrès à l'élection présidentielle, le 31 janvier 2012 à Paris.
Jacques Cheminade, candidat de Solidarité et Progrès à l'élection présidentielle, le 31 janvier 2012 à Paris. — A. Gelebart/20 Minutes

Jacques Cheminade est né le 20 août 1941 à Buenos Aires, en Argentine. Après des études en Argentine, il entre à HEC à Paris en 1960, et obtient dans la foulée une licence en droit. Il entre à l’ENA en 1967 (Promotion Jean Jaurès), avant d’intégrer en 1969 la direction des relations économiques extérieures, au ministère de l’Economie, qu’il quitte en 1981.

Jacques Cheminade se lance en politique à la fin des années 1970, après avoir rencontré son mentor en 1974, Lyndon LaRouche, un économiste américain atypique. Candidat en 1978 aux élections législatives à Paris, Jacques Cheminade obtient alors 0,12 % des voix. En 1981, il ne parvient pas à réunir les 500 signatures pour concourir à la présidentielle, et appelle alors à voter pour Valéry Giscard d'Estaing.

Plusieurs tentatives à l’élection présidentielle

L’année suivante, il organise le Parti ouvrier européen (POE), qu’il va présider. La formation évolue en 1991 en une Fédération pour une nouvelle solidarité. En 1995, pour la première fois, Jacques Cheminade réussit à réunir les 500 signatures pour se présenter à une élection présidentielle, et recueille, au premier tour, 0,28% des suffrages exprimés.

Le Conseil constitutionnel, alors présidé par Roland Dumas, rejette alors ses comptes de campagne et lui réclame un million d’euros pour les frais engagés, avant de saisir ses biens. Le candidat qualifie ce rejet comme une décision politique, les comptes d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac, bien que non conformes pour cette même élection, ayant été finalement validés.

Démêlés judiciaires

Depuis 1996, Jacques Cheminade est à la tête de l’association Solidarité et progrès. En 2004, sa liste Nouvelle Solidarité recueille 0,11% aux élections européennes en Ile-de-France. L’année suivante, il fait campagne pour le «non» au référendum du 29 mai 2005 sur l’Europe. 

N’ayant pas réussi à réunir 500 signatures pour l’élection présidentielle de 2007, il appelle alors à voter Ségolène Royal, la candidate socialiste.

L’homme a déjà eu affaire à la justice, et a été condamné pour des accusations de vol, pour laquelle il a bénéficié d’une amnistie, et de diffamation. Le parti Solidarité et progrès dont il est à la tête a été par ailleurs accusé de tentatives d'embrigadement de jeunes étudiants. La Miviludes, l’organisation de vigilance et de lutte contre les sectes a fait mention de Solidarité et progrès dans son rapport de 2005.

La Miviludes écrit alors que «Le parti Solidarité et progrès mène une vaste campagne de recrutement (…), installant des stands et distribuant des tracts, des revues à proximité ou même dans les campus des universités, notamment à Paris, à Rennes, à Nantes, à Lyon. Les étudiants constituent une cible privilégiée pour ce parti qui (…) joue sur la fibre engagée et idéaliste des étudiants.»

Jacques Cheminade est célibataire, sans enfant.