Campagne Aides: «Demander à Marine Le Pen ce qu'elle compte faire est inutile»

SANTÉ 'association a distribué des préservatifs et des photos des candidats pour les alerter sur la lutte contre le Sida. Mais pas de Marine Le Pen...

Julien Ménielle

— 

Des préservatifs «Aides» à l'effigie de candidats à la présidentielle, le 12 mars 2012.
Des préservatifs «Aides» à l'effigie de candidats à la présidentielle, le 12 mars 2012. — JULIEN MENIELLE / 20 MINUTES

Pour sa nouvelle campagne de lutte contre le Sida, l’association Aides a choisi d’interpeller les candidats à la présidentielle. L’association a fait confectionner des sachets plastiques contenant un préservatif et la photo d’un des prétendants portant la mention «Voici 2 moyens d’arrêter le Sida. L’un a fait ses preuves, l’autre devra le faire en 2012». Mais parmi les cinq portraits, le visage de Marine Le Pen est absent.

Sidatoriums et discrimination

«Ce n’est pas un oubli», assume Bruno Spire, président d’Aides joint par 20 Minutes. «On s’adresse à tous les partis républicains», explique le militant, précisant que son association est apolitique. Ainsi Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont-ils un petit sac à leur effigie. «On fera connaître à nos 150.000 membres leurs propositions, mais demander à Marine Le Pen ce qu’elle compte faire est inutile.»

 «Marine Le Pen n’est jamais revenue sur les déclarations de son père, qui voulait envoyer les séropositifs dans des sidatoriums», dénonce Bruno Spire. Le président d’Aides estime que «discriminer les séropositifs, les étrangers ou toute population vulnérable est un obstacle à l’arrêt de l’épidémie».  Le militant affirme n’être «ni de gauche ni de droite» , mais juge que la politique du Front national est incompatible avec son combat, et rappelle qu’il n’est pas tenu de s’adresser à tous les candidats.