François Hollande supprimera la mention de race dans la Constitution

Avec Reuters

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François Hollande participe à la matinale d'Europe 1, le 7 mars 2012.
François Hollande participe à la matinale d'Europe 1, le 7 mars 2012. — Capture d'écran/ 20Minutes

François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, a annoncé aujourd'hui  qu'il demanderait au Parlement de supprimer la mention de race dans la Constitution française s'il était élu. «Il n'y a pas de place dans la République pour la race», a-t-il dit.

Dans son article 1er, la Constitution stipule : «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion». François Hollande a assuré que la République ne craignait pas la diversité, «parce que la diversité, c'est le mouvement, c'est la vie. Diversité des parcours, des origines, des couleurs, mais pas diversité des races», a-t-il dit.

La Licra se félicite de cette proposition

«La France est fière de toutes ses multiplicités, la France est fière de son métissage. La France que j'aime est celle qui est capable de faire vivre tout le monde ensemble», a-t-il insisté, se démarquant des positions d'une partie de l'UMP sur l'immigration. Victorin Lurel, député et président de la Région Guadeloupe, a salué l'engagement du candidat socialiste, qui serait "l'aboutissement du long combat" que lui-même a entamé en 2004.

«Le député de la Guadeloupe fait part de sa fierté et de son émotion après cette annonce qui reprend une proposition de loi qu'il avait déposée le 15 novembre 2004 à l'Assemblée nationale au nom du groupe socialiste et qui a été repoussée par la majorité», écrit-il dans un communiqué.

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) s'est également félicité de cette proposition qui figure dans les «50 propositions pour une France plus fraternelle qu'elle a soumises aux candidats à la présidence de la République.» Selon elle, le candidat centriste François Bayrou, celui du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon et l'écologiste Eva Joly y ont été aussi sensibles.

Son président, Alain Jakubowicz, «devrait normalement rencontrer Nicolas Sarkozy la semaine prochaine», ajoute l'organisation.

Hollande a en outre annoncé aujourd'hui lors de la Conférence permanente de la coordination associative (CPCA) qu'il s'engageait à créer «un congé engagement» permettant aux associatifs de se mettre en disponibilité.