Le temps de «prendre des risques» est venu pour Nicolas Sarkozy

PRESIDENTIELLE Le président-candidat multiplie les interventions, comme ce jeudi dans la Loire, avec le grand meeting de Villepinte en ligne de mire...

A Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), Anne-Laëtitia Béraud

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Nicolas Sarkozy lors de son meeting de Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), le 8 mars 2012.
Nicolas Sarkozy lors de son meeting de Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), le 8 mars 2012. — WITT/SIPA

De notre envoyée spéciale dans la Loire et la Haute-Loire

A 72 heures du premier grand meeting de Villepinte, le président-candidat Nicolas Sarkozy multiplie interventions et visites de terrain. Saturer l’espace médiatique, faire monter les désirs, et surtout affirmer, sur tous les canaux possibles, que le candidat est «totalement engagé». «C’est l’heure de vérité, le temps de prendre des risques», affirme l’entourage du candidat.

Alors que la campagne du candidat-président semble patiner depuis plusieurs jours, entre des sondages toujours défavorables et des annonces ratées –comme sur l’éducation, à Montpellier, la semaine dernière- Nicolas Sarkozy vient ce jeudi après-midi, après une interview matinale sur RMC, assurer «l’après-vente» pour les ouvrières Lejaby d'Yssingeaux (Haute-Loire). Celles-ci ont fait l’objet d’un sauvetage politico-industriel, travaillant désormais pour le maroquinier de luxe français Louis-Vuitton.

Saturer l’espace en interventions et déplacements

Circulant parmi les ouvrières qui s’essaient à la découpe du cuir, Nicolas Sarkozy vient, tout sourire, parler «de nouvelle jeunesse», «de belle victoire, comme à Alstom où j’étais dès 2004, quand les ouvriers nous ont appelé et on a trouvé une solution».

Mais le déplacement est surtout l’occasion de revenir sur sa déclaration, le matin même, sur son abandon de la politique en cas d’échec à l’élection présidentielle. Une petite phrase longuement commentée par ses adversaires politiques, qui voient là un aveu de prochaine défaite. Devant les journalistes, le président-candidat prend le temps de marteler qu’il est «totalement engagé», n’oubliant pas de tacler au passage François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, qualifié «de politicien professionnel».

Afficher le rassemblement du centre et de l’UMP

Le soir même, en meeting à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire) Nicolas Sarkozy en remet d’ailleurs une couche sur les «mensonges» de ces adversaires, et au premier chef de son rival socialiste. Il reprend d’ailleurs le même argumentaire que lors de son premier meeting de campagne à Annecy, à la mi-février.

Mais déjà l’heure est à un autre déplacement, annoncé pour le lendemain à Nice, dans le fief de Christian Estrosi, qui doit s'intéresser aux harkis. L’heure aussi au possible soutien public du centriste Jean-Louis Borloo au cours du meeting de Villepinte. L’occasion serait belle d’aligner, comme en 2007, le chef de file du parti radical au côté de Nicolas Sarkozy. Et de graver dans le marbre le rassemblement de «toute la famille de droite» que le président-candidat appelle de ses vœux.

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