Auprès des ouvrières de Lejaby, Sarkozy n'oublie pas Hollande et la campagne

REPORTAGE Le président-candidat est revenu sur ses déclarations au sujet de son avenir en cas d'échec à la présidentielle...

A Saint-Just Saint-Rambert, Anne-Laëtitia Béraud

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Nicolas Sarkozy rencontre les ouvrières de Lejaby à Yssingeaux, le 8 mars 2012.
Nicolas Sarkozy rencontre les ouvrières de Lejaby à Yssingeaux, le 8 mars 2012. — WITT/SIPA

De notre envoyée spéciale dans la Loire et la Haute-Loire
 
Un retour dans une usine sauvée… Comme un symbole, Nicolas Sarkozy a rendu visite ce jeudi à celles qu'on appelle les ouvrières de Lejaby, à Yssingeaux (Haute-Loire). Depuis le 1er mars, les 93 salariées de cette ancienne usine de lingerie, dont le sauvetage politico-industriel intervient en pleine campagne électorale, ont fait l’objet d’une reprise par un sous-traitant du maroquinier LVMH.
 
Tout sourire, Nicolas Sarkozy passe de table en table, salue les différents groupes d’ouvrières aux blouses rose bonbon qui apprennent à couper, coudre et assembler le cuir. «C’est une belle histoire, c’est une nouvelle jeunesse», martèle le président-candidat, accompagné de Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
 

Hollande, un «politicien professionnel»

Entre deux machines à coudre tout justes livrées, Nicolas Sarkozy est revenu sur ces déclarations à la radio, ce jeudi matin: en cas d’échec à l’élection présidentielle, le candidat avait affirmé abandonner la politique. «J’ai répondu à une question d’une auditrice. J’ai été sincère», affirme-t-il.
 
Pas de vague à l’âme donc pour l’homme qui a dédié toute sa vie à la politique, et qui n'entend pas encore tourner la page: «Je suis totalement engagé dans cette campagne», répète-t-il. Une campagne qui représente, selon le candidat, «une prise de risque». Un terme largement commenté par son entourage, qui parle «d’heure de vérité» à quelques jours du grand meeting de Villepinte.

Sarkozy n'est «pas une moule accrochée à son rocher»

Dans l'ancienne usine Lejaby, François Hollande est loin d’être oublié. Devant les journalistes, Nicolas Sarkozy affirme: «Je n’esquive aucun débat, pas comme François Hollande.» Ce «politicien professionnel», comme il le qualifie.
 
A la sortie de l’usine, dans son habituelle parka rouge, Laurent Wauquiez a salué la position de Nicolas Sarkozy: contrairement à d’autres «qui veulent durer», «Nicolas Sarkozy n’est pas comme une moule accrochée à son rocher».